Double déception!

Indiens des Plaines
Jusqu’au 20 juillet 2014

Tatoueurs tatoués
Jusqu’au 18 octobre 2014

(Evitez les files d'attente: achetez vos billets en ligne en cliquant ici !)

Musée du quai Branly, Paris VII

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N’ayant pas été sensible à l’exposition “Indiens des Plaines”, j’ai attendu de voir “Tatoueurs tatoués”, en espérant que l’inspiration que je ressens habituellement après une visite au musée du quai Branly me viendrait plus facilement. Peine Perdue!

Pourtant…

“Indiens des Plaines” est mise en scène dans une scénographie de Jean-Michel Wilmotte. Les oeuvres exposées – coiffes, parures de plumes, peaux de bison peintes, vêtements ornés d’épines de porc-épic et de perles de verre, objets cérémonies et sculpturaux faits de pierre, bois, coquillages – illustrent l’ensemble des traditions esthétiques des Indiens des Plaines du XVIe au XXe siècle.

L’exposition aborde la vie quotidienne dans les réserves ; la religion ;  l’impact des contacts avec les Européens puis les Américains ; le rôle des hommes et des femmes dans la société. Et la relation avec la nature de ces peuples indigènes, qui occupent un vaste territoire s’étendant du bassin du Mississipi aux Rocheuses de l’Ouest et du Rio Grande dans le Texas du sud à la branche supérieure de la rivière Saskatchewan, dans le centre de l’Alberta.

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“Tatoueurs, tatoués” explore l’univers du tatouage, pratique ancestrale devenue artistique, aussi bien présente en Orient qu’en Occident, bien que condamnée par le christianisme et réservée, jusqu’au XIXe siècle au marquage criminel. Lors des grandes explorations, les Occidentaux qui voyagent en Asie, en Océanie et aux Amériques (re)découvrent le tatouage (de tatau, nom polynésien, observé au XVIIIe siècle par l’équipage du capitaine Cook). Aujourd’hui, le tatouage connaît un intérêt grandissant, objet de fascination autant que de marquage identitaire.

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L’exposition présente des extraits de corps en silicone, qui donnent des exemples de tatouages sur des jambes, bustes, bras ; des projets de tatouage ; les outils traditionnels et la machine électrique qui permet de perforer la peau. Les “oeuvres” de Tin-tin (Français), Horiyoshi III (Japonais), Filip Leu (Suisse), Jack Rudy (Américain), Xed Le Head (Anglais), Chimé (Polynésien) sont présentées.

Lors du vernissage presse, il y avait foule. J’ai du suivre le parcours à rebours, tant de journalistes “bouchaient” le passage de l’entrée. Exposition complète (je me demandais quand j’allais pouvoir sortir de ce bourbier!), j’ai mis un temps fou à voir l’ensemble des sections. Pour finalement me retrouver nez à nez avec des restes humains d’un avant-bras tatoué… J’ai cru que j’allais être malade! Heureusement, la sortie (enfin, le haut de l’escalier où débute l’exposition) était proche!

Objectivement, ces deux expositions n’ont aucune raison de vous déplaire. Les enfants apprécieront sans aucun doute celle des “Indiens des Plaines”. C’est juste ma sensibilité et le fait que je sois plus attirée par le far east que par le far west , qui fait que je n’ai pas accrochée. Ce pourquoi j’écris quand même quelques mots à leur sujet, sans pour autant blablater plus que d’habitude!

Taggé .Mettre en favori le Permaliens.

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