Hergé

Hergé. Les Aventures de Tintin, L’Oreille cassée, 1956. Bleu de coloriage des planches 1 et 62, aquarelle et gouache sur épreuve imprimée, 29,7 x 21 cm. Collection Studios Hergé © Hergé/Moulinsart 2016L’art d’Hergé

Jusqu’au 15 janvier 2017

(Evitez les files d'attente: achetez vos billets en ligne en cliquant ici !)

Catalogue de l’exposition : 

Publicité

Galeries nationales du Grand Palais, entrée square Jean Perrin, Paris 8e

Pour la première fois, les galeries nationales du Grand Palais accueille une personnalité du 9e art : le dessinateur belge Hergé  (1907-1983). L’exposition propose de décrypter l’ensemble de son oeuvre, dont Les Aventures de Tintin représentent l’acmé.

“Ce n’est pas une exposition sur Tintin”, prévient Jérôme Neutres, commissaire de l’exposition. Avant d’ajouter “même si Tintin est omniprésent en tant que chef-d’oeuvre incontestable d’Hergé”.

Hergé chez lui au 12, place de mai à Woluwe-Sint-Lambrechts, 1937. Photographie noir et blanc. Collection Studios Hergé © DR

Le propos est d’inscrire Hergé [RG], transcription phonétique de son vrai nom Georges Remi, dans l’histoire de l’art. Non seulement l’homme s’essaie à la peinture  abstraite – un comble pour ce dessinateur très figuratif ! -, dans les années 1960, mais il la collectionne : Warhol, Lichtenstein, Fontana, Dubuffet, Raynaud… Il est également passionné par les arts premiers comme en témoigne le Porteur d’offrande péruvien (culture Chimu) du Musée du Cinquantenaire (musée des Beaux-Arts de Tournai).

Hergé. La Tente. Couverture de publication : illustration et lettrage, 1936. Collection Studios Hergé © Hergé/Moulinsart 2016

Parallèlement, on découvre dans l’exposition qu’Hergé a été un graphiste publicitaire hors paire. Son trait simple, sa fameuse “ligne claire” qui caractérise Tintin – sa tête est un simple cercle avec une houppe pour “ajouter un accent” plaisantait Hergé -, se retrouve dans ses affiches, d’une grande modernité.

Hergé. Les Aventures de Tintin, Le crabe aux pinces d’or, 1942. Bleu de coloriage de l’illustration de couverture de l’album, aquarelle et gouache sur épreuve imprimée, 42 x 30 cm. Collection Studios Hergé © Hergé/Moulinsart 2016

Le parcours constitue une invitation à entrer dans les coulisses des Studios Hergé afin de comprendre la genèse créative des albums de Tintin, universellement connus et qui ravissent un large public, de 7 à 77 ans ! Pourquoi ? Parce les personnages nous inspirent de l’empathie. Tintin est un jeune homme généreux, curieux, atemporel – il ne vieillit pas -, qui forme une unité avec Milou, puis avec le capitaine Haddock à partir du Crabe aux pinces d’or (1950), ce bourru au grand coeur, aussi vulgaire qu’il peut être attachant par son amitié envers Tintin !

Hergé et Tchang, rue Knapen, Bruxelles, 1934. Fac-similé, 21 x 10 cm. Collection Studios Hergé © DR

Publicité

Des premières aventures de Tintin en 1929 parues dans Le Petit Vingtième (supplément hebdomadaire pour la jeunesse du Vingtième Siècle) au Lotus bleu (1934) – moment clé dans la vie et l’art d’Hergé grâce à sa rencontre avec l’étudiant chinois Tchang Tchong-jen, qui lui fait découvrir un autre pan du monde et l’incite à mieux se documenter sur les pays où il envoie son jeune reporter -, jusqu’au magistral On a marché sur la Lune (1960), qui a nécessité une documentation et un travail technique important, Hergé se perfectionne son trait et son style narratif.

Sur le fond comme sur la forme – la scénographie est réjouissante -, cette exposition s’adresse aux amateurs passionnés de bande dessinée en général et des Aventures de Tintin en particulier. Une seule envie en sortant : relire l’intégralité des épisodes, avec en tête toutes les informations acquises sur l’homme et son art !

 

Taggé .Mettre en favori le Permaliens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *