Essor de l’Empire céleste

Animal fabuleux 'tianlu'. Chine, Han orientaux (25‐220 apr. J.‐C.) Pierre. Découvert en 1991, site de Chenjiaqiao (Xianyang, province du Shaanxi) Musée de la forêt de stèles, Xi’an © Art Exhibitions China / Musée de la forêt de stèles, Xi’anSplendeur des Han

Jusqu’au 1er mars 2015

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Catalogue de l’exposition : 

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Musée Guimet, 6 place d’Iéna, Paris XVI

Le musée national des arts asiatiques – Guimet présente une magnifique exposition consacrée à la Chine des Han (206 av. J.-C. – 220 ap. J.-C.). Soixante-sept trésors nationaux ainsi qu’un grand nombre de découvertes archéologiques inédites sont dévoilés.

L’exposition s’ancre à un moment clé de l’histoire chinoise. Le territoire est unifié au IIIe siècle avant J.-C. par le premier empereur Qin Shi Huanghi (r. 221-210 av. J.-C.), après vingt ans de conquêtes militaires. Non seulement le système administratif est centralisé, mais l’écriture, la monnaie, les poids et mesurent sont unifiés.

Cependant, la consolidation, bien qu’immense, reste fragile, et la dynastie Qin ne survit que quelques années au premier empereur. La dynastie Han lui succède. Et restera au pouvoir pendant près de quatre siècles, régnant sur un territoire allant des confins de la steppe au nord de la péninsule indochinoise.

Etoffe de soie . Chine, Dynastie Han (206 av. – 220 apr. J.‐C.). Soie. Découverte en 1972, Tombe n°62, site de Mojuzi (Wuwei, province du Gansu) Musée provincial du Gansu © Art Exhibitions China / Musée provincial du Gansu  A travers les oeuvres présentées, l’exposition met en scène les différents éléments qui permettent à cette dynastie de s’établir sur la durée : une administration hiérarchisée,  une économie agricole, et une diplomatie favorisant les alliances lointaines et les échanges, notamment par la Route de la Soie.

Attelage de la garde d’honneur, Dynastie Han, Bronze Découvert en 1979, site de Leitai (Wuwei, province du Gansu). Musée provincial du Gansu © Art Exhibitions China / Musée provincial du GansuLa majorité des oeuvres appartiennent à la sphère funéraire et évoquent l’art de vivre du souverain, de ses généraux et de son entourage.

Les premières salles sont particulièrement étonnantes car elles dévoilent les vestiges de la tombe monumentale de l’empereur Jingdi (r. 157-141 av. J.-C.), construite à l’image du palais impérial. Elle comprend des figurines de fantassins et cavaliers, des chars, qui témoignent de la place centrale de l’armée à cette époque. Et de la hiérarchie qui s’applique jusque dans les rites funéraires.

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Costume funéraire. Chine, Han occidentaux (206 av. – 9. apr. J.‐C.). Jade, fils d’or. Découvert en 1995, tombe royale de Chu, Shizishan (Xuzhou) Musée de Xuzhou Mais la pièce majeure est sûrement ce linceul cousu de fil d’or et composé de 4248 plaquettes de jade, qui aurait appartenu à Liu Wu, 3e prince de Chu (r. 174-154 av. J.-C.).

Modèle d’un grenier à cinq niveaux . Chine, Han orientaux (25‐220 apr. J.‐C.). Terre cuite . Découvert en 2009, site de Baizhuang (district de Daiwang, Jiaozuo, province du Henan) Musée municipal de JiaozuoParmi les autres oeuvres surprenantes figurent le modèle d’un grenier à cinq niveaux, découvert en 2009, sur le site de Baizhuang (province du Henan).
Une figurine de danseuse (206 av. J.-C. – 9 ap. J.-C.), dont la représentation du mouvement aurait certainement plu à Degas !
Ou encore un vase de type zhong (206 av. J.-C. – 8 ap. J.-C.), en bronze et or, qui lorsqu’il a été mis à jour contenant encore 26kg de liquide, aujourd’hui coloré en vert en raison de l’oxydation du métal.

Des oeuvres raffinées – les petites figurines féminines le sont encore plus que les gigantesques animaux fabuleux qui accueillent le visiteur -, qui témoignent d’un savoir faire impressionnant quand on pense à la date à laquelle elles ont été créées.

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