“J’ai rêvé le beau”

Félix Ziem – Peintures et aquarelles

Jusqu’au 4 août 2013

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Petit Palais, avenue Winston Churchill, Paris VIII

 

Grand voyageur, Félix Ziem (1821-1911) a multiplié les paysages d’un Orient fantasmé, tout droit issu des Mille et une nuits. Le Petit Palais présente aujourd’hui une centaine d’oeuvres de la donation Ziem (peintures, aquarelles, dessins), entrée au musée dès 1905.

 

Ami des peintres de Barbizon, Ziem peint sur le motif. Mais à l’inverse de ses collègues emportés par la vague réaliste qui bouleverse l’art du paysage dans la deuxième moitié du XIXe siècle, F. Ziem aime représenter une nature idéalisée.

Le beau, il le rêve. En particulier dans le Midi, où la lumière lui inspire des cieux et des eaux à couper le souffle. Ses vues de Venise apporteront à l’artiste une notoriété sans précédent. Elles se vendent entre 5.500 et 15.000 francs, au même prix que les toiles impressionnistes.

Quant à l’Orient, thématique présentée en dernière partie d’exposition, telle une escapade fantaisiste, le peintre avoue : “Oh de quels termes se servir pour exprimer ce que je viens de voir. Tout l’Orient vient de se dérouler devant mes yeux. L’homme qui a vu et a été frappé n’oublie jamais (1856). De fait, l’artiste associe la lumière méditerranéenne à ses souvenirs de Constantinople, dont il installe des maquettes de mosquées dans son atelier de Martigues. Pour reconstruire l’enchantement que ses terres chaudes lui ont fait vivre.

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“Il n’est pas toujours nécessaire, pour voyager, de monter en wagon ou de prendre le bateau à vapeur, et la preuve en est que nous venons, sans quitter notre fauteuil, de revoir Venise, Marseille, la Méditerranée, Barbizon, la Hollande, et même un coin d’Egypte”, déclare Théophile Gautier en 1854.

Les couleurs chatoyantes des rues de Constantinople, les fantasia égyptiennes, l’envol de flamants roses, le coucher de soleil avec un éléphant sont autant de chefs-d’oeuvre qui projettent les mystérieux parfums de l’Orient. L’exposition a, en outre, la géniale idée de présenter les images scannées des carnets de voyage de l’artiste, révélant ainsi ses croquis saisis sur le motif, de manière saisissante.

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