Première exposition d’envergure pour Basquiat

Basquiat

Jusqu’au 30 janvier 2011

Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, 11, avenue du Président Wilson 75116

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A l’occasion du cinquantième anniversaire de la naissance de Jean-Michel Basquiat, le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris consacre une vaste rétrospective à son oeuvre. Après quelques déboires liés à la dégradation d’une toile lors des premiers jours de l’exposition – ce dont le MAM se défend, avançant que les dommages ont eu lieu pendant son transport -, le musée fait salle comble. Et pour cause…


D’origine portoricaine et haïtienne, Jean-Michel Basquiat (né en 1960 à Brooklyn – 1988) représente l’un des premiers artistes “noirs” à s’affirmer dans la spère artistique américaine des années 1970, en tant que “graffiteur”. Deux caractéristiques qui lui ont causé bien des soucis pour se faire reconnaître dans un milieu marqué à cette époque par l’austérité de l’art conceptuel et de l’art minimaliste.

Basquiat introduit une rupture et devient la coqueluche d’un art de la contre-culture.

Dès 1977, il signe ses oeuvres du sigle “SAMO” pour Same Old Shit, accompagné d’une couronne et du sigle du copyright. Il revendique par-là la valeur de ses graffitis en tant qu’oeuvre d’art à part entière bien qu’elles soient mises à disposition de la vue de tous dans la rue.

L’artiste, qui revendique sa négritude, s’inspire autant des mythologies sacrées du vaudou et de la Bible que des “nouveaux” médias: publicité et bande-dessinée. Ses graffiti très bariolés présentent également des personnalités afro-américaines issues du monde de la musique et de la boxe.
Ses oeuvres, violentes, anarchiques, relèvent d’une culture underground et urbaine, qu’il aide à faire émerger à la fin des années 1970 à New York. Grâce à sa renommée: en 1983, il est le plus jeune artiste noir à participer à la Biennale du Whitney Museum of American Art à New York. A partir de 1984, il peint avec Andy Warhol jusqu’à la mort de ce dernier en 1987.

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Sa peinture avant-gardiste, dite néo-expressionniste ou expressionniste primitiviste, met en avant l’innocence, la spontanéité, l’absence délibérée de savoir-faire. Elle rejoint par-là, en Europe, la pensée de Jean Dubuffet, qui s’opposait à “l’asphyxiante culture”.

L’exposition présente une centaine d’oeuvres aussi explosives que le mode de vie de l’artiste qui s’éteint brutalement à l’âge de 27 ans d’une overdose.  Jamais l’oeuvre de Basquiat n’avait été présentée avec une telle ampleur; à ne pas rater.

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