L’imagier de la Suède

Carl Larsson

Jusqu’au 7 juin 2014

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Petit Palais, avenue Winston Churchill, Paris VIII

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Peintre reconnu en Suède, Carl Larsson (1853-1919) a manqué de postérité en France. Le Petit Palais espère faire re-découvrir cet artiste des années 1900 qui a vécu à Paris et Gretz-sur-Loing (Seine-et-Marne), dont il aimait représenté la campagne.

L’exposition s’ouvre sur les oeuvres de Larsson réalisées à Gretz-sur-Loing, où il s’installe à partir de 1882, auprès d’une communauté d’artistes anglo-saxons et scandinaves. Il y rencontre Karin Bergöö, dont il aura huit enfants.

L’artiste excelle dans l’art de l’aquarelle. Elle lui permet de rendre, par son effet de transparence, l’idée d’harmonie entre l’homme et la nature. Larsson s’intéresse aux paysans s’activant dans leurs champs et aux métiers artisanaux. Il s’inscrit dans la vague naturaliste qui, après les premiers feux de l’impressionnisme, gagne la peinture française à partir de 1880.

Puis il s’attache à rendre l’atmosphère de la campagne environnante dans une lumière qu’il veut naturelle – on le voit en plein air par temps de neige, face à son chevalet, entouré de sa famille – et accorde beaucoup d’importance à l’expressivité de ses personnages.

 

Ne trouvant pas le succès escompté en France – il est vrai qu’en pleine révolution cubiste, son style détonne ! – Larsson retourne en Suède. Il s’installe dans le village de Sundborn situé au coeur de la Dalécarlie, à 230 km au nord de Stockholm. Aujourd’hui, sa maison est devenu un musée. Philippe Delerm, à qui est confiée la préface du catalogue de l’exposition, a rendu hommage à cette région pittoresque dans son roman à succès Sundborn.

Dans cette seconde section est présentée un surprenant Nu masculin, marchant au milieu de la nature, étude pour son Sacrifice du solstice d’hiver, destiné au vestibule supérieur du Nationalmuseum de la capitale suédoise. Oeuvre qui sera finalement refusée en 1916, alors qu’il y travaillait depuis 1908. En revanche, l’artiste remporte le concours pour le décor mural de l’escalier du musée qui est évoqué ici par des dessins et esquisses préparatoires. Carl Larsson réalise également le plafond de l’Opéra de Stockholm (1898).

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Une fois installé à Lilla Hyttnäs (nom donné à la maison), dont les tissus et murs sont réalisés par Karin, l’artiste s’impose dans un registre inédit : la description de sa vie familiale au coeur de sa maison colorée. Les cimaises de l’exposition prennent des teintes rouges pour représenter cet intérieur suédois traditionnel et incarner un mode de vie proche de la nature, qui a influencé les designers du XXe siècle.

Une dernière salle est dédiée aux enfants avec des petites fenêtres à ouvrir donnant sur la représentation des pièces de la maison de Larsson. Et, sur le mur opposé, les parents peuvent admirer des eaux-fortes d’une finesse incroyable qui montrent les enfants de Larsson devenus grands.

A noter : les activités pédagogiques autour de l’exposition. Pour les adultes : visites conférences chaque vendredi à 14h30 et un cycle de trois jours d’atelier (27, 28, 29  mars 2014) dans le cadre de la Semaine du dessin : l’aquarelle selon Carl Larsson. Pour les enfants (à partir de 5 ans), une histoire contée : Ma maison suédoise.
Plus de renseignements sur le site du Petit Palais.

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