Anders Zorn

Le maître de la peinture suédoise

Jusqu’au 17 décembre 2017

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Catalogue de l’exposition : 

Petit Palais, avenue Winston Churchill, Paris 8e

Le Petit Palais poursuit sa présentation des maîtres de la peinture suédoise. Après Carl Larsson (1853-1919) , voici Anders Zorn (1860-1920, reconnu et admiré à la Belle Epoque mais non exposé à Paris depuis 1906 !

« Cette exposition devrait marquer le retour en grâce d’un maître resté très populaire en Scandinavie et célébré avec succès à San Franciso et New York, en 2013 et 2014 », avance Christophe Leribault (directeur du Petit Palais).

Anders Zorn est né dans une famille modeste à Mora (centre de la Suède), région rurale. Ses talents de dessinateur le font remarquer et il est envoyé à 15 ans à l’Académie royale des arts de Stockholm. En désaccord avec le directeur, il part se former à l’étranger. Il séjourne en Espagne. « Ici, il fait chaud et il y a du soleil, des jolies filles et des mendiants pittoresques. Un vrai paradis pour les peintres ».

En 1882, il s’installe dans le quartier de Mayfair à Londres. Il retournera en Suède en 1885 pour épouser Emma Lamm, jeune femme issue de la haute bourgeoisie. Sa belle-famille lui ouvre les portes d’une nouvelle clientèle.

Son succès lui vient de sa virtuosité à représenter l’eau. Cet élément deviendra un motif récurrent de son oeuvre, apparaissant partout où il voage : archipel de Stockholm, côte nord-africaine, lagune vénitienne, port de Hambourg, vagues de l’Atlantique… Il excelle à représenter l’eau, « à mettre les vagues et les clapotis en perspective », selon ses termes. Dans ses aquarelles, les personnages ne servent que de faire-valoir à la beauté de l’élément liquide.

A l’inverse de ses huiles, pour lesquelles le peintre se spécialise dans l’art du portrait. Son style reflète l’élégance et la sophistication de ses modèles, ce qui flatte les commanditaires ! Son sens du cadrage et sa maîtrise de la lumière mettent en valeur banquiers, magnats de l’industrie, présidents et autres hommes politiques qui s’arrachent à prix d’or ses portraits. C’est à Paris qu’il s’initie à cet art – il s’y installe en 1888 – et l’exploite triomphalement aux Etats-Unis, où il séjourne sept fois.

Artiste complet, Anders Zorn réalise également des gravures, s’inspirant de Rembrandt – pour son goût de l’esquisse et de l’improvisation – dont il collectionne les estampes. Il fait don à la Bibliothèque nationale de France de 40 estampes en 1906, exposées en partie dans l’exposition. A cette date, il est alors le graveur le plus cher de Paris. Ses planches atteignent des prix records en vente publique de Paris à New York. « Zorn a la virtuosité de savoir coucher son trait comme un mousquetaire tire son sabre », commente C. Leribault. « Il aurait réalisé le portrait de Marcellin Berthelot en moins de 20 minutes. »

En 1896, Zorn et son épouse quittent Paris et retournent en Suède, à Mora, dont l’atelier-maison se visite toujours aujourd’hui. Ses toiles s’inspirent de la simplicité de la vie quotidienne. Elles rendent hommage à la beauté de la nature de la région de la Dalécarlie et ses longues nuits d’été (Danse de la Saint-Jean, 1897).

La première partie m’a vivement impressionnée. Les aquarelles focalisées autour du frémissement de l’eau sont fascinantes. J’ai moins apprécié la longue suite de portraits mondains, dont les visages m’étaient inconnus. Ses huiles de fin de carrière sont plus intéressantes, même si elles n’égalent pas à mes yeux la somptuosité de ses aquarelles.

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