Tricentenaire de l’Ecole française de danse

Le Ballet de l’Opéra

Jusqu’au 1er septembre 2013

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Opéra Garnier, entrée côté rue Scribe pendant la durée des travaux, Paris IX

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Je ne sais pas si j’ai préféré l’exposition en elle-même ou la visite de la Bibliothèque-musée de l’Opéra de Paris! Quoi qu’il en soit, pour fêter le tricentenaire de l’Ecole française de danse (1713-2013), l’Opéra de Paris présente un hommage au Ballet de l’Opéra de Paris et de son Ecole.

 

Après avoir excellé comme danseur et avoir donné faste et prestige au ballet de cour, Louis XIV décide de ne plus danser en 1670. Soucieux, dans le même temps, de faire du style noble un véritable art de la scène et jetant les bases institutionnelles de la professionnalisation des danseurs, il crée l’Académie royale de Danse par lettres patentes de mars 1661 : elle doit “aviser et délibérer sur les moyens de perfectionner [la danse], et corriger les abus”, afin de remédier aux insuffisances des professionnels qui ternissent les spectacles royaux.

Le 28 juin 1669, le roi accorde au poète Pierre Perrin le privilège de fonder une “Académie d’opéra”. Le privilège est finalement vendu au surintendant de la musique, Jean-Baptiste Lully, qui est nommé à vie à la tête de l’Académie royale de Musique, en mars 1672, et qui fait appel à Pierre Beauchamp pour régler les divertissements dansés de ses tragédies lyriques : l’Opéra de Paris et son Ballet sont dès lors créés.

À la fin de son règne, en 1713, Louis XIV fonde une école de danse au sein de l’Opéra : elle est chargée de garantir la qualité des artistes. D’abord réservée aux adultes, l’école est ouverte aux enfants à partir de 1784 et reste fidèle, depuis, à sa vocation de transmission du répertoire et d’ouverture à la création.

Une centaine de pièces, provenant des collections de la Bibliothèque nationale de France, de l’Opéra national de Paris et du Centre national du costume de scène de Moulins, des musées d’Orsay et des Beaux-Arts de Tours, retracent ainsi la double histoire du Ballet de l’Opéra de Paris de et de son Ecole, indéfectiblement liés.

 

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Les grandes évolutions du répertoire de la Compagnie sont évoquées à travers l’introduction du ballet d’action et le rôle de Jean-Georges Noverre à la fin du XVIIIe siècle, la naissance du ballet romantique avec Filippo et Marie Taglioni, l’invention du néoclassicisme avec Serge Lifar, les collaborations avec les peintres, l’apport de George Balanchine, Jerome Robbins, Roland Petit, Maurice Béjart, Merce Cunningham, Carolyn Carlson et Rudolf Noureev. Quant à Brigitte Lefèvre, elle a encouragé l’ouverture aux grands chorégraphes internationaux comme Pina Bausch, Trisha Brown, Mats Ek, William Forsythe, Jiří Kylián, John Neumeier, Angelin Preljocaj…

L’exposition montre également l’attrait des peintres comme Edgar Degas pour les danseuses de l’Opéra.

Mais comme je vous le disais, j’ai autant aimé l’exposition, les photographies des danseurs que l’on voit en plein effort (tel Nicolas Le Riche dans le ballet Caligula, loin d’être tout souriant!), que la promenade à travers la Bibliothèque-musée de l’Opéra avec ses maquettes, ses portraits et surtout l’ambiance liée aux vieux livres et au bois craquant…

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