Augustin Rouart

La peinture en héritage

Jusqu’au 10 octobre 2021

Petit Palais, avenue Winston Churchill, Paris 8e.
Entrée libre et gratuite (y compris pour cette exposition)

#ExpoRouart

Jean-Marie Rouart, écrivain, nommé à l’Académie française, vient de léguer au Petit Palais (sous réserve d’usufruit) douze oeuvres peintes par son père Augustin Rouart (1907-1997), ses arrières-grand-pères Henri Rouart (1833-1912) et Henry Lerolle (1848-1929), ainsi qu’une toile de Maurice Denis. L’ensemble est confronté à une série d’oeuvres issues de la collection permanente du Petit Palais et à une quinzaine de prêts.


Augustin Rouart, Lagrimas y Penas, 1943 Crédit : Philippe Fuzeau

Le parcours s’organise en trois temps : une salle d’introduction avec la présentation de quelques membres de la famille Rouart et de leurs amis (Edgar Degas, Berthe Morisot, Julie Manet). Le tableau d’Henri Rouart (représentant son Salon-atelier de la rue de Lisbonne (vers 1880-1884) rappelle que son hôtel particulier fut un point de rencontres des artistes de l’époque qu’il était un grand collectionneur d’art avec moult tableaux accrochés au mur, comme cela se faisait à l’époque.

Les oeuvres appartenant au musée et les prêts sont accrochés aux cimaises tandis que les oeuvres posées sur les portants au centre de la salle constituent les oeuvres de la donation.


Augustin Rouart, Cinq portraits d’enfant endormi, 1948 Crédit : Philippe Fuzeau

Jean-Marie Rouart, enfant, apparaît sur différents portraits dressés par son père qui était selon lui “un perdant socialement”. D’où le manque d’exposition de son temps ou alors “dans des conditions déplorables”. Lui a cherché à rester dans la veine artistique mais en prenant la plume (Une jeunesse à l’ombre de la lumière, 2000), tout en revalorisant l’oeuvre de ses aïeux.


Augustin Rouart, Le Nageur, 1943 Crédit : Philippe Fuzeau

Parmi les oeuvres phares d’A. Rouart figurent Le Nageur et Le Petit Pêcheur dont le style évoque l’art déco et l’univers des estampes japonaises. Ils sont mis en contrepoint des baigneuses d’Aristide Maillol. Ses talents chromatiques se retrouvent autant dans Lagrimas y penas (1943), qui représente l’épouse du peintre, couchée sur un lit de draps jaunes et oranges, mis en parallèle avec les baigneuses de Maurice Denis. Que dans ses natures mortes, à la composition minimaliste, mais aux couleurs savamment dosées (Glaïeuls au livre rouge, 1943 ; Mimosa, 1945 ; Jonquille et narcisses dans un bocal en verre, 1954 ; Jonquilles, livre et bronze, 1982). Le jaune et le rouge des fleurs se retrouvent dans Femme au bouquet (1922) de Félix Vallotton, toile qui rassemble les trois genres (paysage, portrait et nature morte), modèle d’atelier à la robe jaune en train d’arranger un bouquet de fleurs.


Augustin Rouart, Jonquille et narcisses dans un bocal en verre, 1954 Crédit : Philippe Fuzeau

Une exposition chaleureuse mais de petite taille ; à voir en complément de l’exposition consacrée aux estampes éditées par Ambroise Vollard ou d’une visite plus ample du Petit Palais.

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