De Vinci, Raphaël, Michel-Ange
Jusqu’au 28 juin 2026
Atelier des Lumières, 38 rue Saint-Maur, Paris 11e
L’Atelier des Lumières innove dans son approche du son et lumières avec sa nouvelle programmation sur trois artistes majeurs de la Renaissance italienne : Leonard de Vinci, Raphaël, et Michel-Ange. Une expérience éblouissante !

Une immense fresque murale entraîne le spectateur à la fin du XVe siècle, de Florence à Rome, sur la voix du peintre, architecte et critique d’art Giorgio Vasari (1511-1574), qui relate les exploits artistiques des trois grands maîtres de son temps : Leonardo da Vinci (1452-1519), Raffaello Sanzio da Urbino (1483-1520), et Michelangelo Buonarroti (1475-1564).

Leonard de Vinci se distingue par son invention du sfumato (effet vaporeux sur les contours) ou perspective atmosphérique.
Résolument tourné vers l’avenir, l’artiste dessine à la perfection, grâce à des règles géométriques (Homme de Vitruve) mais surtout invente des machines.
Il éblouit ses contemporains lors de la Fête du Paradis à Milan en 1490, au château des Sforza, lorsqu’il reconstitue l’immensité du Cosmos.
Si Florence est le berceau des arts, un musée à ciel ouvert qui incarne l’esprit de la Renaissance, Rome ne lui envie rien ; elle qui donne naissance à Raphaël, autre artiste complet de l’art italien.
L’artiste sait très tôt s’entourer pour répondre aux nombreuses commandes, en particulier du pape. À seulement 34 ans, il réalise les voûtes et la loggia du Vatican. Entre 1508 et 1517, il s’attelle aux appartements de Jules II, dépassant ses attentes avec sa fresque L’École d’Athènes, dans laquelle astronomes, géomètres et architectes sont réunis pour célébrer la Grèce Antique.
La douceur et la pureté de ses madones semblent universelles tandis que ses portraits traduisent un humanisme partagé par ses mécènes, qui n’ont à coeur que d’utiliser leur pouvoir pour faire briller les sciences et les arts.

Michel-Ange exprime dans son étude des corps toute la puissance de la nature. Sa maîtrise de la sculpture lui vaut d’être surnommé « Il Divino« .
À partir de 1504, il travaille un monolithe de marbre, devant lequel ses concurrents avaient renoncé. Froncement de sourcils, musculature saillante, pupille en forme de coeur font de son David en pied un chef-d’oeuvre sculptural.
Sa réussite la plus légendaire reste cependant les fresques de la Chapelle Sixtine, dont la puissance des corps est une ode à la création et l’incarnation même de la Renaissance.
Le Studio de l’Atelier des Lumières s’es transformé en Atelier des Enfants, espace pédagogique qui permet de créer ses dessins, de les scanner, et de les voir défiler sur les murs, tout en apprenant aux plus jeunes les techniques de la peinture (différents matériaux, nom technique des couleurs, etc.).

Les lasers de lumière, les voiles de brouillard projetés du sol au plafond, la bande-son envoûtante, et les reconstitutions graphiques qui permettent d’admirer au plus près le détail des oeuvres, contribuent à l’excellence de cette programmation. Bravissimo !