Portraits de Cézanne

Portraits de Cézanne

Jusqu’au 24 septembre 2017

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Pour acheter le catalogue de l’exposition : 

Musée d’Orsay, 1 rue de la Légion d’Honneur, Paris 7e

Le musée d’Orsay présente une sélection de portraits réalisés par Paul Cézanne (1839-1936). Genre pitural encore peu étudié malgré la renommée de l’artiste.

Le parcours de l’exposition étudie les caractéristiques esthétiques et thématiques des portraits de Cézanne, considéré comme le précurseur du post-impressionnisme et du cubisme. Cézanne a exploré une voie inédite en construisant les formes à partir de la couleur – appliquée au couteau – et en interprétant la nature de manière analytique, inspirant les avant-gardistes du 20e siècle. « Cézanne est notre père à tous », affirmaient Matisse et Picasso.

Paul Cézanne a peint près de 200 portraits au cours de sa carrière, dont 26 de lui-même et 29 de son modèle, devenu son épouse, Hortense Fiquet. Il peint surtout son entourage – portrait saisissant de son père qui débute l’exposition (Louis-Auguste Cézanne lisant l’Evénement, 1866) -, son oncle Dominique (1866) à qui il prête une tenue d’avocat (profession à laquelle le père de l’artiste le destinait) et un bonnet (Cézanne se projettera plus tard avec ce même couvre-chef (Portrait de l’artiste au bonnet blanc, 1881/82), son fils (1881/82).

L’artiste peint également quelques amis du marché de l’art (Ambroise Vollard, 1899), et en fin de carrière, des paysans à qui ils semblent vouloir se rattacher, témoignant de son amour pour sa Provence natale – l’artiste naît et meurt à Aix-en-Provence -, et de la volonté des peintres réalistes du 19e siècle de représenter les humbles. « Peut-être incarnent-ils un métier manuel faisant écho au caractère artisanale de sa peinture voire une projection de l’artiste dans figures à la fin de sa vie ? » questionne l’un des commissaires de l’exposition, Xavier Rey (conservateur et directeur des musées de Marseille).

Les portraits de Cézanne se démarquent par la vivacité du regard de ses modèles – ou leur absence, comme dans le cas de sa femme qui semble à des années lumière de son mari -, des compositions structurées par des aplats de couleur ou/et des plans géométriques d’une modernité remarquable. Le nouveau concept scénograhique offre un mini texte explicatif, apposé à côté de presque chacune des oeuvres et directement sur la cimaise. Outre qu’il soit bien lisible, il complète avec intérêt le grand cartel situé à chaque nouvelle section de l’exposition. Le parcours paraît ainsi plus pédagogique et fluide. Enfin, l’exposition dévoile quelques chefs-d’oeuvre auxquels je ne m’attendais pas !

 

 

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