Initiés

Bassin du Congo

Jusqu’au 6 juillet 2014

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Musée Dapper, 35bis rue Paul Valéry, Paris XVI

 

Le Musée royal de l’Afrique centrale de Tervuren étant en cours de rénovation, ses collections sont hébergées par le Musée Dapper à Paris. Pour cette exposition, ce dernier a sélectionné des objets qui font référence aux pratiques initiatiques dans le bassin du Congo. Des pièces qui quittent rarement leurs salles en Belgique.

 

Masques, statuettes, parures, bijoux sont traditionnellement utilisés lors des rites de passage imposés aux garçons et filles dans l’ensemble de l’Afrique, en particulier dans le bassin du Congo où de telles pratiques sont encore à l’ordre du jour. En dépit des risques sanitaires.

Les enfants sont éloignés de leur famille dans des enclos de réclusion pour être initiés en secret au passage à l’âge adulte. Mutilations sexuelles (circoncision, clitoridectomie), rupture d’interdits fondamentaux (inceste) sont pratiqués pour marquer, dans la souffrance, la rupture d’un état à un autre.

Une fois le nouveau statut acquis, le jeune doit s’exhiber avec des parures, bijoux, et masques, pour témoigner de son état de « renaissance ».

L’initiation concerne également l’acquisition d’un savoir thérapeutique, religieux, ou politique. Ce qui permet à ces « élus » de posséder un pouvoir et de développer une emprise sur les autres. Anne-Marie Bouttiaux, commissaire de l’exposition (conservateur en chef de la section d’ethnographie du Musée royal de l’Afrique centrale de Tervuren) confie :  » Ce pouvoir mystérieux, acquis lors des rites d’initiation, intimide le peuple. Les Africains ne se révoltent pas, ne se mobilisent pas comme on a pu le voir lors du ‘printemps arabe’ car les gens craignent que les forces occultes détenues par les initiés se retournent contre eux. Ils ont tout simplement peur. »

Une exposition dotée d’une charge dramatique élevée. Des pièces émane toute cette souffrance de la chair et de l’esprit cachée, tue par les instruments de musique.

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