Chefs-d’oeuvre de Budapest

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József Rippl-Rónai. Femme à la cage, 1892. Huile sur toile, 185,5 x 130 cm. Budapest, Galerie nationale hongroise © Galerie nationale Hongroise, Budapest 2016Dürer, Greco, Tiepolo, Manet, Rippl-Ronai

Jusqu’au 10 juillet 2016

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Catalogue de l’exposition : 

Musée du Luxembourg, 19 rue de Vaugirard, Paris 6e

Le musée du Luxembourg reçoit les chefs-d’oeuvre du musée des Beaux-Arts de Budapest, qui ferme ses portes pour rénovation. L’occasion de découvrir la richesse de ses collections, ainsi que celles de la Galerie nationale hongroise, développées depuis le XIXe siècle.

En 1871, l’Etat hongrois articule l’idée d’un musée des Beaux-Arts en acquérant 600 oeuvres de la collection des princes Esterhazy. L’idée est de doter la capitale d’une institution de grande ampleur, qui offre le meilleur de l’art national et européen afin d’éduquer la population. Par la suite, les collectionneurs hongrois comblent les lacunes du noyau initial.

Paolo Caliari, dit Véronèse. Portrait d’homme, vers 1555. Huile sur toile, 120 x 102 cm Budapest, musée des Beaux-Arts © Musée des Beaux-Arts, Budapest 2016

Le Parlement vote en 1896 la construction d’un vaste bâtiment pour abriter ces trésors alors présentés dans divers endroits de Budapest. Le Szépmüvészeti Muzeum ouvre ses portes en 1906.

Doménikos Theotokópoulos, dit Greco. L’Annonciation, vers 1600. Huile sur toile, 91 x 66,5 cm Budapest, musée des Beaux-Arts © Musée des Beaux-Arts, Budapest 2016

Au-delà du fil chronologique, l’intérêt du parcours réside dans son approche transversal de certaines thématiques : figures de fantaisie, scènes de genre, peinture religieuse.

Attribué à Léonard de Vinci. Cavalier sur un cheval cabré, début du XVIe siècle. Bronze à patine vert sombre, 24 x 28 x 15 cm Budapest, musée des Beaux-Arts © Musée des Beaux-Arts, Budapest 2016

 

Se côtoient ainsi le Saint Jérôme de Jusepe de Ribera (vers 1620) avec celui du « Caravage français » Jacques Blanchard (1632) ; le Cavalier sur un cheval cabré (début du XVIe siècle), attribué à Léonard de Vinci, avec les Vierge à l’Enfant de ses brillants élèves Giovanni Antonio Boltraffio (vers 1495) et Bernardino Luini (vers 1525).

Edouard Manet. La Dame à l’éventail ou La Maîtresse de Baudelaire, 1862. Huile sur toile, 90 x 113 cm Budapest, musée des Beaux-Arts © Musée des Beaux-Arts, Budapest 2016

Autre preuve que l’accrochage a été minutieusement pensé : chaque oeuvre de fin de section fait le lien avec la suivante. La Dame à l’éventail ou La Maîtresse de Baudelaire de Manet (1862) annonce la section de la « Nouvelle Peinture ». La Femme peintre de Karoly Ferenczy, par ses effets de soleil, évoque l’impressionnisme hongrois développé dans la section suivante « Symbolisme et modernité ».

Mais, pour Laurent Salomé, co-commissaire de l’exposition (conservateur en chef du patrimoine et directeur scientifique de la Rmn-Grand Palais), l’oeuvre emblématique de l’exposition reste La Montée du Christ au Calvaire de Jacobo Bassano (vers 1552), dont la lumière théâtrale est à couper le souffle.

Beaucoup plus sobre, mais tout aussi attachant est le Paysage provençal de Paul Cézanne (entre 1895 et 1900), dont les motifs sont tout juste représentés par des touches légères de couleur, laissant la place au blanc du support qui domine et renvoie la luminosité du Midi.

Des oeuvres variées, peu connues, qui nécessitent certainement les commentaires d’un audio-guide ou d’une conférencière, pour en apprécier l’originalité.

 

 

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