Les grands jalons de l’histoire de l’art contemporain

ircea Cantor, Tasca che punge, 2007. Pantalon Armani, orties, terre, corde, pinces à linge en bois. © Centre Pompidou, mnam/cci, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe Migeat © Mircea CantorArt, architecture et design des années 1980 à nos jours

Jusqu’au 31 décembre 2015

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Catalogue de l’exposition : 

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Centre Pompidou, niveau 4, Paris 4e

Après avoir renouvelé la présentation de ses collections modernes, le Centre Pompidou présente cette fois-ci un nouvel accrochage de ses collections contemporaines. « Une histoire. Art, architecture, design, des années 1980 à nos jours », prend comme angle la manière dont les artistes se sont positionnés par rapport aux bouleversements socio-politiques depuis la fin des années 1980.

Date-clé, 1989 marque un profond changement géopolitique : le mur de Berlin s’effondre tandis que les manifestants de la place Tiananmen sont réprimés. Puis vient la guerre du Golfe (1991), les attentats du 11 septembre 2001, la crise financière de 2008. « L’histoire s’est emballée, offrant aux artistes un monde en proie au chaos face auquel ils n’ont pas voulu rester indifférents », commente Christine Macel, commissaire de l’exposition.

Conséquence majeure de ces bouleversements : la fin de l’hégémonie culturelle européenne et américaine. Le parcours accorde ainsi un regard particulier sur les scènes artistiques émergentes : l’ancienne Europe de l’Est, la Chine, le Liban, les pays du Moyen-Orient, l’Indre, l’Afrique et l’Amérique Latine.

Zhang Huan, Family Tree, 2000. Polyptyque, 9 épreuves chromogènes. © Centre Pompidou, mnam/cci, Dist. RMN-Grand Palais / Georges Meguerditchian © Zhang Huan

Les biennales d’art contemporain se multiplient ; il en existe plus de 200 dans le monde aujourd’hui. Le commissaire remplace le critique d’art. Le nombre d’artistes, de galeries et de commissaires d’exposition augmente. L’art devient un objet de consommation, médiatisé et démocratisé.

L’ère numérique révolutionne les manières de créer. Le son devient un matériau à part entière dans les installations. La pratique de la performance connaît un nouvel essor (danse, théâtre, texte parlé).

Dans cet univers globalisé et informatisé, les questions d’identités apparaissant dans les débats, initiés, entre autres, par les artistes afro-américains.

Jean-Michel Basquiat, Slave Auction, 1982. Collage de papiers froissés, pastel gras et peinture acrylique sur toile. © Centre Pompidou, mnam/cci, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe Migeat © The estate of Jean-Michel Basquiat / Adagp, Paris

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L’artiste des années 1990 devient producteur (Pierre Huyghe, Olafur Eliasson), historien (Thomas Hirschhorn, Danh Vo), archiviste (Christian, Boltanski, Liu Wei) ou documentariste (Yto Barrada, Valérie Jouve) – autant de sections développées dans l’exposition.

Thomas Hirschhorn, Outgrowth, 2005. Installation murale : 131 globes terrestres posés sur 7 étagères fixées au mur, avec coupures de presse. © Centre Pompidou, mnam/cci, Dist. RMN-Grand Palais / Georges Meguerditchian © Adagp, Paris

Si mondialisation de l’art il y a, le parcours prouve qu’il n’est pas pour autant globalisé. Les artistes font même un point d’honneur à réagir à cette mondialisation en créant des oeuvres où le local (a minima) et le régional (a maxima) transparaissent indéniablement.

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