Rencontre avec les Indiens d’Amérique du Nord du XVIIè au XVIIIè siècle

Collier de dents d'ours - (c) musée du quai Branly, photo: Patrick Gries / Valérie TorrePremières nations, collections royales

Jusqu’au 13 mai 2007

Musée du quai Branly, Galerie Suspendue Est, 206 et 218 rue de l’Université ou 27,37,51 quai Branly 75007, 01 56 61 70 00

Cette première exposition – “au monde” – insiste le commissaire Christian Feest, Directeur du Museum für Völkerkunde à Vienne, nous fait découvrir la diversité des modes de vie des Indiens d’Amérique du Nord. Et tord le cou à nombre de clichés sur les rapports entre les colons européens et les Indiens.

Bien sûr, les pleuples indigènes qui formèrent “les premières nations” s’efforcent toujours – cinq siècles après l’appropriation du continent américain par les Européens – de reconquérir leurs terres et leurs droits.

Jambières, drap bleu décoré de perles et de rubans, motifs d'inspiration européenne selon la note de la liste d'inventaire - (c) musée du quai Branly, photo: Patrick Gries / Valérie TorreMais, si la relation entre les Indiens et les colonisateurs s’est fondée sur l’inégalité, le message que veut transmettre cette “exposition dossier” est que les Indiens ont pleinement participé au processus d’échanges, assimilant une partie des techniques européennes dans leur art et leur manière de vivre. “Ils ont agi pour ce qu’ils croyaient être leur intérêt bien compris”, commente le commissaire de l’exposition, spécialiste de la question.

Par ailleurs, les objets présentés et collectés par les officiers, explorateurs, commerçants, ou missionnaires anonymes, en poste dans les étants de la Nouvelle-France et de la Louisiane, prouvent l’intérêt profond de l’Europe, et de la France en particulier, pour cet héritage culturel de l’humanité.

Cape, décor peint, style colonial hybride. Considérée hors de son contexte, cette oeuvre pourrait passer pour une oeuvre française. Les fleurs, oiseaux et éléments en forme d'écusson (imitation de style Louis XIV) ne reflètent aucune tradition indienne. Les Français ayant eu des rapports privilégiés avec les Amérindiens, leur influence s'est fait sentir sur certaines formes d'art indigène - (c) musée du quai Branly, photo: Patrick Gries / Valérie TorreCe métissage des cultures s’observe d’emblée sur les peaux d’animaux, qui servaient de capes, exposées à l’entrée de l’exposition. La deuxième d’entre- elles présente à la fois en bordure une frise aux motifs typiquement indigènes – des anneaux pointés – mais également des oiseaux et des fleurs groupées par trois qui relèvent de l’art colonial.

Cape dite 'aux trois villages', larges bordures verticales, au centre un soleil et une lune, à droite représentation d'une cérémonie, à gauche une scène de bataille - (c) musée du quai Branly, photo: Patrick GriesLes capes masculines, plus larges, sont dotées de pictogrammes faisant référence à la guerre et à la paix (cf. calumets), à la chasse avec un hommage aux chevaux et à leur vitesse – symbolisée par des zigzgs – au soleil et à la lune, tandis que les capes féminines sont décorées de manière abstraite, avec des formes géométriques dont les symboles ne sont pas tous élucidés, confie Christian Feest! Ainsi en est-il de ce carré divisé en quatre avec dans deux des cases des croix. “Peut-être s’agit-il d’une représentation de la terre avec ses quatre points cardinaux”, avance le commissaire. Et les croix? Sourire silencieux pour éluder cette question trop curieuse!

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Paire de mocassins, en peau ornée de perles de porcelaine et de piquant de porc-épic, devant cachée sous une broderie une couture longitudinale forme de grosses fronces serrées donnant une forme arrondie au bout du mocassin - (c) musée du quai Branly, photo: Patrick Gries / Bruno Descoings Cet espace commun aux hommes et femmes, présentant leurs vêtements – des bonnets aux mocassins – fait face à deux thématiques bien distinctes.
“Dans les forêts et les plaines” concerne les objets fabriqués par etCorne à poudre, bouchon en bois sculpté avec dessins gravés - (c) musée du quai Branly, photo: Patrick Gries pour les hommes – modèles de canoë, ceintures en perles et collier de mariage wampum, massue en bois, raquettes à neige, corne à poudre.
Quant aux arts domestiques, réalisés par les femmes, ils sont évoqués Boîte ronde en écorce de bouleau, couvercle à décor géométrique brodé de piquants de porc-épic - (c) musée du quai Branly, photo: Patrick Gries / Bruno Descoingspar des boîtes en écorce de bouleau, des sacs – les vêtements indiens ne comportaient pas de poches – décorés avec des piquants de porc-épic, puis des perles de verre importées par les Européens.
Enfin, un grand panneau explicatif, derrière lequel s’étend une vue panoramique de Paris, présente les divers noms et localisations des tribus dont il est question dans l’exposition.

Un remarquable travail pédagogique qui met en valeur la diversité des tribus indiennes – environ cinq cent ont été recensées en Amérique du Nord, dont une centaine parlant français – ainsi que le rôle des femmes dans la société indienne. Contrairement aux idées reçues, elles n’étaient pas cantonnées au seul foyer domestique mais jouaient un rôle politique important. Loin d’être sauvages, ces sociétés étaient donc bien plus avancées que les nôtres!

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Une réponse à Rencontre avec les Indiens d’Amérique du Nord du XVIIè au XVIIIè siècle

  1. lamia dit :

    bonjour, je suis une fane des indiens d’amerique leurs culture et leurs traditions ainsi leurs histoire ma beaucoup emu toucher,
    j’ai une soure au canada qui est mariée avec un irouquois et j’ai hate d’aller pour partager avec eux leurs façon de vivre j’èspère.
    aver vous un site de rencontre pour indiens.merci de me communiquer ceux-ci par mail
    veuillez agréer mes salutations distinguées .lamia

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