Tjukurrtjanu… vous avez dit?!!

Aux sources de la peinture aborigène

Jusqu’au 20 janvier 2013

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Musée du quai Branly, Paris VII

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Le musée du quai Branly présente une exposition sur les origines de la peinture aborigène. Elle naît dans le centre de l’Australie, à Papunya, en 1971/72. A cette date,  le langage visuel des déserts du Centre et de l’Ouest du pays passe d’une expression éphémère et secrète à une forme artistique durable. Ce qui nous permet aujourd’hui d’en apprécier l’esthétique.

Les années 1970 marquent une période clé dans l’histoire australienne, point de rencontre entre les Aborigènes et les Européens. Il en découle une double dynamique, portée par les forces locales ancestrales et la modernité liée aux Occidentaux. Ainsi la peinture sur écorce , développée en terre d’Arnhem (territoire nord), se combine-t-elle avec l’aquarelle, le batik puis la peinture acrylique et se répand dans les déserts australiens.

Les quelque 200 oeuvres, réalisées par une vingtaine d’artistes fondateurs du centre artistique Papunya Tula, ont pour point commun de s’inspirer du tjkurrtjanu (littéralement, “le temps du rêve”). Elles révèlent le lien qui unit les hommes aux rites et sites sacrés de leurs territoires.

Il a donc fallu que les Aborigènes admettent de divulguer des secrets ancestraux, généralement réservés aux hommes. Une salle de l’exposition est ainsi appelée “peintures secrètes” ; ces oeuvres-là n’ont pas été reproduites dans le catalogue de l’exposition.

Selon les commissaires de l’exposition, Judith Ryan et Philip Batty, “le tjukurrpa est au fondement même de leur être : c’est une force de vie active qui donne corps à leur identité spirituelle et sociale. Il repose sur un ensemble de récits complexes qui décrivent les actions et événements vécus par les ancêtres mythiques qui façonnèrent le territoire, les végétaux, les animaux et les êtres humains. L’ordre social qui régit aujourd’hui les règles de parenté, le langage, les cérémonies et les lois rituelles des peuples du désert de l’Ouest en est issu.”

L’expression “temps du rêve” (Dreaming) découle de l’idée que dans la pensée aborigène, ces êtres mythiques vivent dans une autre réalité, parallèle à celle des hommes, et interviennent auprès des vivants dans leurs rêves.

L’iconographie des peintures se traduit par des pointillés – élément de remplissage ou de bordure – qui reflètent le sens des cérémonies des hommes, leurs peintures corporelles, l’art rupestre et les boucliers recouverts d’ocre. Ils symbolisent également l’usage du coton sauvage dans les peintures au sol et les ornements corporels.

Si l’esthétique des toiles est indéniable, elles restent assez obscures pour un Occidental. Le déroulement des cérémonies, par exemple, est peut-être dévoilé picturalement mais de manière bien incompréhensible pour un non-initié! La représentation des points d’eau – essentiels dans le désert – se comprend, certes, mais pas celle de la “fourmi à miel”. Plus d’explications auraient été les bienvenues, pour éviter de ressortir aussi frustrée!

 

 

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