Paris Romantique (1)

1815-1848

Jusqu’au 15 septembre 2019

Petit Palais, avenue Winston Churchill, Paris 8e

Le Petit Palais s’associe au musée de la Vie romantique pour exposer la période romantique à Paris. Après “Paris 1900, la Ville Spectacle“, le Petit Palais présente une autre grande période fondatrice de l’identité de la capitale. Si je n’avais pas apprécié la première exposition, j’ai adoré celle-ci !

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Eugène Lami, Scène de carnaval, place de la Concorde, 1834. Huile sur toile.
Paris, musée Carnavalet – Photo Musée Carnavalet / Roger-Viollet

Le parcours offre un panorama de la vie parisienne de la chute de Napoléon à la révolution de 1848. Le visiteur déambule à travers les quartiers phares de la capitale pour découvrir un aperçu de la résidence royale des Tuileries, les commerces de luxe du Palais-Royal, la consécration du Salon au musée du Louvre (avec des oeuvres emblématiques de Delacroix, Géricault, Ingres), le regain d’intérêt pour le Moyen-Age suite au succès de Notre-Dame-de-Paris (1831) de Victor Hugo, l’agitation des Grands Boulevards et de leurs théâtres. La visite se poursuit au musée de la Vie romantique, pour découvrir les salons littéraires et mondains de l’époque.

Eugène Delacroix, Le Christ au jardin des Oliviers, 1826, Salon de 1827. Huile sur toile.
Paris, église Saint-Paul-Saint- Louis – Photo COARC / Roger-Viollet

Les ornements de table du palais des Tuileries, les sculptures de Marie d’Orléans (fille de Louis-Philippe), une maquette du Palais Royal, les menus des restaurants huppés (Véry, Véfour ou les Frères Provençaux), les englobantes robes à taille haute illustrent le niveau de vie de l’élite politique et commerciale de la fin du XIXe siècle.

Rupture en 1830 : Charles X est renversé ayant voulu remettre en cause les libertés fondamentales, dont celle de la presse. Il est remplacé par Louis-Philippe, qui devient vite impopulaire. Les émeutes sont nombreuses (cf. Le massacre de la rue Transnonain, 1834, de Daumier). Le thème révolutionnaire est évoqué à travers Hernani (1830) de V. Hugo et La Symphonie fantastique (1830) d’Hector Berlioz. Néanmoins, la monarchie de Juillet parvient à finaliser l’Arc de Triomphe, la colonne de la Bastille (incarné ici par son Génie de la Liberté), l’église de la Madeleine ou encore le tombeau de Napoléon aux Invalides.

Sur le plan artistique, la période romantique est associée à la naissance du mythe de l’artiste bohème, incompris du public bourgeois. Si les artistes vivent dans le quartier de la Nouvelle-Athènes, autour de la rue des Martyrs (9e arrondissement) – où se trouvent les ateliers de Ary Scheffer (aujourd’hui musée de la Vie romantique), Géricault, Delacroix mais aussi les maisons de Georges Sand et Chopin, – les collectionneurs investissent la Chaussée d’Antin.


Louis-Léopold Boilly, L’Effet du mélodrame, vers 1830. Huile sur toile.
Versailles, musée Lambinet – Photo RMN-Grand Palais/Philipp Bernard

La visite se poursuit sur les Grand Boulevards, lieu de distraction favori des Parisiens qui se rendent au théâtre italien pour l’opéra ou dans les nombreuses salles de spectacles plus populaires.

Mais vient le temps des désillusions avec la révolution de 1848 et la présentation du manuscrit original de L’Education sentimentale de Flaubert.

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Une magnifique exposition, où objets d’art, peintures, sculptures, et musique – avec le piano Pleyel favori de Chopin – sont exposés dans une scénographie fluide et attrayante. A ne pas manquer !

Pour aller plus loin : L’application mobile (gratuite) invite le public à partir sur les traces de cette riche époque grâce à un jeu de piste (un parcours famille et un parcours adulte sont disponibles). Par ailleurs, le Petit Palais a programmé une vingtaine de concerts romantiques.

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