Les Olmèques

Et les cultures du golfe du Mexique

Jusqu’au 25 juillet 2021

Musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris 7e

Cette première exposition en Europe sur l’importance de la civilisation olmèque (1600-400 avant J.-C.), présentée au musée du quai Branly, séduit par ses sculptures monumentales aux caractéristiques stylistiques originales.

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Monument 4, ethnie olmèque, 1200-900 av. J.C. Pierre © Catálogo Digital Museo de Antropología de Xalapa. Reproduction autorisée par Instituto Nacional de Antropología e Historia, México

La civilisation olmèque – du mot olman (“pays du caoutchouc”) – a mis en place une société fortement hiérarchisée, a galvanisé les premiers essais d’écriture et construit la première pyramide sur le site de La Venta (vers 800 avant J.-C.).

Elle a eu une influence considérable sur l’ensemble du territoire mésoaméricain qui a perduré jusqu’à la conquête espagnole et le débarquement du conquistador Hernando Cortés près de Véracruz en 1519.

Adolescent, ethnie huastèque © D.R. Secretaría de Cultura-INAH / Archivo Digital de
las Colecciones del Museo Nacional de Antropología-INAH-CANON. Reproduction autorisée par Instituto Nacional de Antropología e Historia, México

Son art sculptural est monumental comme le révèlent les dernières fouilles archéologiques des sites de San Lorenzo et de La Venta (état du Véracruz, Mexique). Les formes sont humaines et les têtes colossales. Quand elles sont de plein pied, elles comportent souvent un trou au niveau du plexus solaire comme réceptable de sacrifices.

Sculpture féminine, ethnie huastèque © D.R. Secretaría de Cultura-INAH / Archivo Digital de las Colecciones del Museo Nacional de Antropología-INAH-CANON / Colección Zona Arqueológica de Tamtoc. Reproduction autorisée par Instituto Nacional de Antropología e Historia, México

Les statues “tatouées” peuvent être déformées au niveau du crâne et témoignent d’une pratique qui ne s’appliquait pas seulement à l’art mais était également mise à exécution sur les hommes, comme en témoignent les restes d’ossement humain. D’autres statues indiquent la pratique de la scarification, usitée par les chefs et sur les femmes.

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Pectoral en forme de visage animal. Jade © D.R. Secretaría de Cultura-INAH / Archivo Digital de las Colecciones del Museo Nacional de Antropología-INAH-CANON

L’exposition évoque également les offrandes funéraires. Bijoux, vases, amulettes sont réalisées en pierres minérales comme la serpentinite ou le jade, bien plus important dans la culture olmèque que l’or. Car elles évoquent l’eau donc la vie (ne pas rater le passionnant documentaire dans la salle audiovisuelle).

16 figurines anthropomorphes et 6 hachettes. Jade, serpentinite et granite © D.R. Secretaría de Cultura-INAH / Archivo Digital de las Colecciones del Museo Nacional de Antropología-INAHCANON. Reproduction autorisée par Instituto Nacional de Antropología e Historia, México

On ne peut que rester bouche bée devant ces sculptures imposantes aux visages bienveillants bien que déformés, à la puissance qui se dégage des pierres et du bois. Un art spectaculaire, à découvrir !

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