Redécouvrez Zadkine

Le musée Zadkine fait peau neuve

Musée Zadkine, 100bis rue d’Assas, Paris VI

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A l’occasion de ses trente ans, le musée Zadkine a subi un superbe lifting! L’occasion de voir de nouvelles pièces sorties des réserves. Et, surtout, d’admirer sous un nouvel angle l’art tout en finesse de ce sculpteur représentatif de l’Ecole de Paris, contemporain de Modigliani, Cendrars, Arthur Miller… L’équipée folle de Montparnasse!

 


Lieu intimiste, le musée Zadkine est une enclave sereine juste derrière le bruyant boulevard du Montparnasse. Pour ses trente ans, ses murs ont été recouverts d’enduit à la chaux pour retrouver son allure de vieille bâtisse parisienne. Son jardin a retrouvé les essences chères à Zadkine : houx, pieds d’aubépine, fougères, cyclamens de Naples, hortensias à feuilles de chêne pour renvoyer à l’idée de sous-bois.

A l’intérieur, les espaces ont été accrus de près de 10% (soit, une dizaine d’oeuvres supplémentaire), les hauteurs sous plafond ont été rétablies. Les parquets ont retrouvés leur couleur brute – blonde pour ceux en pin, rouge pour ceux en pin de l’Oregon. Des miroirs permettent de subtils échanges visuels entre les oeuvres intérieures entre-elles ou avec celles de l’extérieur (la figure de Rébecca dite aussi Grande porteuse d’eau, fin des années 1920). Le parcours est à sens unique pour une meilleure fluidité et un accès aux personnes à mobilité réduite. Un espace d’accueil a été créé pour recevoir le visiteur, auquel sera servi un thé d’accueil selon les lois de l’hospitalité russe, grâce à l’installation d’un samovar, rappelant celui qui a accompagné Zadkine sa vie durant.

Bref, tout à été repensé pour redonner de l’âme à ce lieu qui, avant de devenir musée selon la volonté de Zadkine, a été un lieu de création (1928-1967). Soixante-dix oeuvres sont actuellement présentées, qui mettent en lumière le rôle de la matière. Sculptures en bois, pierres, terres et plâtres – uniques matériaux que Zadkine a travaillé -. Le second atelier de Zadkine (construit dans les années 1950) abrite même un bloc de granit, qui se trouvait depuis l’origine dans le jardin de Zadine, portant la trace d’une ébauche de torse – thème fondamental dans l’oeuvre du sculpteur). Il rend compte du work in progress, de la transformation de la matière et de l’émergence de la forme.

Autre pièce maîtresse : un morceau de bois en forme de X, donné à Zadkine par un pêcheur, et qui lui a inspiré l’Orphée, que l’on aperçoit en arrière-plan à l’extérieur. De fait, le jardin accueille les bronzes, qui renvoient à l’idée de fonderie et non d’atelier (comme toutes les pièces à l’intérieur), de marchands et de collectionneurs.

Un superbe projet de rénovation, mené par Véronique Gautherin (Adjointe à la Directrice des musées Bourdelle et Zadkine). Visité par un temps radieux, ce musée m’est apparu d’une extrême luminosité qui renvoyait la finesse des courbes et l’esthétique des matériaux (en particulier, les oeuvres en bois) des sculptures. Un musée à redécouvrir.

 

 

 

 

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