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L’art urbain à l’ère numérique

Jusqu’au 21 juillet 2024

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Grand Palais Immersif, 110 rue de Lyon, Paris 10e

Le Grand Palais Immersif propose une exposition sur l’art urbain, de ses débuts underground à sa reconnaissance publique et son changement d’échelle lié au développement des nouvelles technologies.


Ella & Pitr, Quel temps fera-t-il demain, Paris, 2019 © Ella&Pitr / photo Ludovic Delage © Adagp, Paris, 2023

Si les premiers graffitis relèvent d’une culture marginale – peindre sur des rideaux de fer, le métro, les murs, dans les tunnels, la nuit pour ne pas être vu – les artistes de rue cherchent aujourd’hui à se faire connaître du plus grand nombre, grâce à Internet et aux réseaux sociaux.

1UP, Mediterranean Sky – The Ship, Athènes 2018 © 1UPCrew

« Aujourd’hui, les oeuvres d’art urbain sont plus observées à travers un écran sur les réseaux sociaux que dans la rue où elles ont été créées, commente Christian Omodeo, commissaire de l’exposition.

Saype, Mont Fuji. Japon, 2023 © SAYPE

L’originalité de cette exposition est son format immersif. Le coeur du propos est centré dans la première salle avec un film qui montre l’évolution des graffitis à travers le monde, grâce à des images d’archives et des prises de vue en drones.

Martha Cooper, Garçon écrivant à la craie dans la rue New-York, 1978 © Martha Cooper

Des premiers mots écrits par des enfants dans les rues délabrées de New York à l’installation spectaculaire sur une tour de Sao Paulo, l’histoire de l’art urbain mondial se dévoile sur une bande-son énergique. Les nacelles permettent aujourd’hui aux street artists de réaliser des fresques monumentales.

Une salle de jeux vidéo montre comment le graffiti s’est infiltré dans l’univers du numérique, de Street Fighter (1987), Grand Theft Auto III (2001), à Marc Eckō’s Getting Up (2006).

L’exposition évoque également le rôle croissant des femmes depuis une quinzaine d’années grâce à Mick La Rock (Pays-Bas, 1970), Lady K (France, 1978), Laia (Espagne, 1980). Elles pratiquent le lettrage graffiti, qui s’est transformé en gif-ti dans les années 2010. Il s’agit d’un assemblage de photographies qui documentent les différentes couches de peinture composant un graffiti, enregistrées en .gif (Graphic Interchange Format), format numérique qui permet de faire circuler des vidéos de courte durée.


Kashink, 50 cakes of gay, Wynwood Walls, 2013, Miami © Martha Cooper © Adagp, Paris, 2023

Pour l’exposition, Kashink a réalisé un personnage emblématique de son style, marqué par la tradition des masques et du maquillage (Fluid, 2023), et une vidéo qui documente les différentes étapes d’une de ses fresques.

Des dispositifs multimedia permettent de s’essayer à l’art du graffiti en choisissant sa signature et la couleur avec laquelle la réaliser. Avant de sortir, vous pourrez également jouer avec les formes aimantées disposées sur un mur magnétique, conçues par l’artiste franco-britannique Séb Toussaint.

Une exposition captivante qui permet de « voyager sans se mouvoir » (Frank Herbert).

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