Frank Gehry

Maquette Guggenheim Abu Dhabi, 2006 – (en cours de rélisation) Emirats arabes unis © Gehry Partners, LLPPremière grande rétrospective en Europe

Jusqu’au 26 janvier 2015

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Centre Pompidou, Galerie Sud, Paris IV

Attention, c’est du lourd. On ne plaisante pas au Centre Pompidou ! Ce dernier organise la première grande rétrospective, pas seulement en France mais en Europe, sur l’architecte américain Frank Gehry. Mais si vous, connaissez ! Son oeuvre emblématique est le Guggenheim à Bilbao. Et plus récemment, celui d’Abu Dhabi et la Fondation Louis Vuitton à Paris.

Frank Gehry Photo : Philippe Migeat, Centre PompidouCe “grand architecte” est aussi un “grand urbaniste” (il obtient son PhD d’urbanisme à Harvard, excusez du peu) et sa spécialité est de “réactiver le tissu économique d’un territoire”, selon Frédéric Migayrou, co-commissaire de l’exposition.

Guggenheim Museum Bilbao, 1991-1997 (réalisé) Bilbao, Espagne Photo : Philippe Migeat, Centre PompidouDe fait, sa décision de déplacer le Guggenheim hors du centre de Bilbao (1997) pour le positionner sur le port, zone alors dévastée, est une véritable réussite économique.

Ainsi, ce Californien de souche – son agence est basée à Santa Monica depuis 1962 – tend à se libérer du courant postmoderniste pour rendre à l’architecture son humanité. En remettant l’humain au coeur de la création au lieu de le laisser à la solde des logiciels informatiques. Indispensables, néanmoins, pour estimer les coûts et réaliser des formes complexes.

DZ Bank Building, 1995-2001 (réalisé) Berlin, Allemagne Photo : Roland HalbeEt pour être complexes, ses formes le sont ! Pourtant, F. Gehry commence toujours par dessiner ses croquis avant de les modéliser grâce au logiciel CATIA (3D), créé par Dassault Systems pour l’industrie aéronautique (au lieu d’utiliser la traditionnelle CAO en 2D). Et il utilise souvent des matériaux pauvres (cartons, tôle, grillage industriel).

8 Spruce Street, 2003-2011 (réalisé) Manhattan, New York © Gehry Partners, LLPSon architecture tient à la fois du concept du “one room building” théorisé par Philipp Johnson dans les années 1980 – une pièce par fonction – et de la diffraction des matériaux qui la composent. Un des exemples les plus aboutis est la 8 Spruce Street Tower (2011) à New York. Ce gratte-ciel semble twister sur lui-même grâce à sa texture extérieure qui fait miroiter les reflets du soleil. Ce bloc, à la base inerte, devient mouvement. La peau du bâtiment crée une dynamique de l’objet architectural.

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Le parcours présente une soixantaine de projets suivant l’évolution du langage architectural de F. Gehry, des années 1960 à nos jours, du Vitra Design Museum en Allemagne (1989) au Concert Hall pour Walt Disney à Los Angeles, en passant par l’extension de sa maison à Santa Monica.

Point fort de l’exposition : les commissaires ont choisi de présenter les toutes premières maquettes du processus créatif, en carton, afin de bien mettre en valeur la tension entre les plis des façades – marque de fabrique de l’oeuvre “gehryenne”.

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