François Ier…

…. et l’art des Pays-Bas

Jusqu’au 15 janvier 2018

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Catalogue de l’exposition : 

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Musée du Louvre, Hall Napoléon, Paris 1er

François Ier (roi de 1515 à 1547) est associé au maniérisme italien qu’il développe en Touraine et à Fontainebleau. Mais le plus célèbre des rois de la Renaissance française a également favorisé l’implantation d’artistes originaires des Pays-Bas. Le musée du Louvre nous les fait redécouvrir.

François Ier acquiert tapisseries, pièces d’orfèvrerie et tableaux flamands auprès d’artistes dont les plus connus se nomment Jean Clouet, Corneille de La Haye dit Corneille de Lyon car devenu lyonnais d’adoption, ou encore Jan de Beer.

Ces artistes flamands (originaires d’Anvers, Bruxelles, Leyden, Haarlem) s’installent principalement à Paris, en Normandie, en Picardie, en Champagne et en Bourgogne. Le parcours nous invite à (re)découvrir des noms tombés dans l’oubli tels Joos van Cleve, Godefroy le Batave, Noël Bellemare, Grégoire Guérard, Bartholomeus Pons. Ces artistes se sont distingués dans les techniques du portrait, de l’enluminure, la peinture, le vitrail, la tapisserie, la sculpture.

“A côté de cette extraordinaire aptitude à faire sien le prestige de la peinture et de la sculpture d’outremonts, à en accueillir les plus grands acteurs – Léonard de Vinci, Andrea del Sarto… -, la France a toujours su faire une place aux artistes venus du Nord, à leurs idées si fécondes dans le genre du portrait, du paysage, de la ‘drôlerie’ et, avec plus de force encore, dans l’art du sacré, comme s’il avait fallu toute la finesse du goût septentrionel, toute sa sa spiritualité, tout son sens du concret pour contrebalancer le prestige et le brio antiquisant et impérial  de l’Italie”, commente Sébastien Allard (directeur du département des Peintures, musée du Louvre).

De nombreux artistes collaborent sur le chantier du château de Fontainebleau, aménagé à partir de 1528/31. Sont présents de nombreux artistes italiens mais aussi quelques Flamands dont l’Anversois Leonard Thiry, collaborateur direct de Rosso Fiorentino pour le décor de la Galerie François Ier. “Dans ses suites mythologiques, Thiry accorde une place inédite au paysage dont il donne une vision synthétique et luministe, commente Cécile Scailliérez (conservateur en chef au département des Peintures, musée du Louvre), commissaire de l’exposition.

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A partir des années 1535/40, le chantier décoratif du château de Fontainebleau, où se développe la forme spécifiquement française du maniérisme dit de l’école de Fontainebleau, fait passer à l’arrière-plan le courant artistique venu Nord. Et ce, jusqu’au règne d’Henri IV (1589-1610).

Le parcours présente tour à tour les plus belles oeuvres de ces artistes oubliés, dont la redécouverte n’est que le “début de l’enquête”, précise la commissaire de l’exposition. A suivre donc !

 

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