Fiac Hors Les Murs

Fiac & Jardin des Plantes

Jusqu’au 6 novembre 2012

Jardin des Plantes 75005

Après la Maison Guerlain en 2010, je continue mon périple de la Fiac en off avec cette année une excursion au Jardin des Plantes. Pour sa 38e édition, la Fiac poursuit son engagement d’exposer des oeuvres en extérieure afin d’explorer l’espace urbain autrement et toucher un plublic toujours plus large. Pour le Jardin des Plantes, le thème choisi ne pouvait qu’être la nature, la biodiversité et la relation entre le monde animal, végétal et humain.


Les oeuvres sont autant présentées dans le Jardin lui-même (en accès libre) qu’à l’intérieur de la Ménagerie, des Serres et de la Grande Galerie de l’Evolution du Muséum (pour ces trois sites, un billet payant est nécessaire).

Pourquoi le Jardin des Plantes? Car art et nature sont intrinsèqument liés. Thomas Grenon, Directeur général du Muséum national d’Histoire naturelle rappelle que “l’art animalier d’un Antoine-Louis Barye, d’une Rosa Bonheur ou d’un Emmanuel Frémiet a puisé son Génie au Jardin des Plantes. Gustave Moreau, Eugène Delacroix, Auguste Rodin, Paul Jouve, Marie Laurencin, Jacques Monory et tant d’autres y ont trouvé leur Muse. C’est dans les serres du Muséum que le Douanier Rousseau a élaboré ses jungles exubérantes et nostalgiques, à la Ménagerie que François Pompon a inventé ce style essentialisé fondé sur le mouvement. Maints clichés de Robert Doisneau ont capté l’effervescence quotidienne du microcosme des allées.”

Aujourd’hui, la relève est prise, entre autres, par Mark Dion (Fieldwork 4, 2007; The Sturgeon, 2010; Iceberg & Palmtrees, 2007) qui, en assumant l’apparence et les méthodes scientifiques, questionne la façon dont l’homme, au travers de la sciènce, donne un sens au monde naturel.

Alain Séchas – le célèbre auteur du Chat à l’humour corrosif – présente sa nouvelle nymphe Platée (2005).

Not Vital expose Moon 2 (2011) pour rappeler le rôle de la lune comme catalyseur dans la création de la vie et son implication dans l’équilibre de nos écosystèmes.

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Dans le même esprit, José Maria Sicilia et ses Ruches (1995), dont la plate beauté dérobe au regard une activité vitale pour l’homme par le processus de transformation qui s’y opère. Comme quoi, le monde des abeilles n’a pas fini d’inspirer les artistes et devrait nous inciter à les protéger.

Alors que les mondanités battent leurs plein au sein du Grand Palais, osez le grand air et découvrez les à-côtés de la Fiac, tous aussi enrichissants!

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