Les nouveautés du Louvre

Adriaen de Vries. L'Empereur Rodolphe II à cheval. Département des Arts graphiques, musée du Louvre (c) 2009 musée du Louvre / Harry BréjatDe la Renaissance au Romantisme – Cinq ans d’acquisitions au département des Arts graphiques

Jusqu’au 11 octobre 2010

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Musée du Louvre, Aile Denon, 1er étage, salles Mollien, 75001

Particulièrement alléchante, la programmation estivale des expositions temporaires du musée du Louvre inclut les dernières acquisitions du département des Arts graphiques. Depuis 2004, plus de mille dessins, enluminures, miniatures, pastels et cuivres gravés sont entrés dans ses collections. Un ravissement esthétique à découvrir en parallèle des nouvelles salles d’art grec classique et hellénistique.

Peu savent que le département des Arts graphiques du musée du Louvre est en charge d’assurer la conservation matérielle des collections du musée d’Orsay, en sus des siennes.

Les collections du Louvre sont centrées sur les oeuvres des artistes nés avant 1815, avec un triple objectif: renforcer une anthologie déjà constituée d’oeuvres magistrales, préserver l’intégralité de fonds d’ateliers sur le point d’être dispersés et constituer des collection significatives dans des domaines jusqu’alors mal représentés.

J.H. Füssli. Les Etoliens implorant Méléagre de défendre la ville de Calydon. Département des Arts graphiques, musée du Louvre (c) 2005 musée du Louvre / Harry BréjatC’est dans cette optique que sont particulièrement recherchées les oeuvres des dessinateurs anglais, allemands, suisses et scandinaves, celles des artistes actifs autour de 1600 et des maîtres européens du néoclassicisme et du romantisme, ou encore les fonds des grands décorateurs comme François-Joseph Bélanger.

John Robert Cozens. Entre Chamonix et Martigny, l'Aiguille verte. Département des Arts graphiques, musée du Louvre (c) 2006 musée du Louvre / Harry BréjatLes nouvelles acquisitions du département des Arts graphiques, comprises dans la période très large entre la Renaissance et le Romantisme, exposent ainsi des chefs-d’oeuvre de Roeland Roghman, Christoffer Wilhelm Eckersberg, John Robert Cozens, Adriaen de Vries, J.H. Füssli, William Blake. Sans oublier David, Ingres et Delacroix.

Cette visite se complète par une déambulation dans l’aile Sully pour découvrir les nouvelles salles consacrées à l’art grec classique et hellénistique (450-30 avant J.-C.). L’ensemble, abrité dans l’angle sud-ouest de la Cour Carrée, forme deux galeries (anciens appartements royaux) et se poursuivent jusqu’à la célèbre salle des Caryatides.

La première galerie (salless 7-12) propose un voyage dans le monde grec de l’époque du Parthénon à la conquête de la Grèce par Rome. Sont présentés matériaux et techniques (vases, bijoux, sculptures, éléments d’architecture…) utilisés à Athènes, en Grèce centrale, dans les cités grecques d’Italie du Sud, en Macédoine, en Grèce du Nord, en Asie Mineure et dans tout le Proche-Orient sous influence hellénique, en Egypte et en Cyrénaïque (Libye) grecques. Un vaste empire!

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Aphrodite dite Vénus de Milo dans sa nouvelle salle (c) 2010 musée du Louvre / Angèle DequierLa seconde galerie (salles 13-16) expose les répliques romaines des chefs-d’oeuvre disparus de la sculpture grecque classique, selon un parcours thématique autour des dieux et héros de la mythologie, pour aboutir à la salle où règne Aphrodite, célèbrement connue sous le nom de Vénus de Milo. Cette dernière regagne ainsi le lieu qu’elle a occupé entre 1821 et1848. Sont naturellement évoqués, dans les niches retrouvées de l’architecture d’origine, l’histoire de sa découverte et son iconographie à l’époque hellénistique.
Enfin, le parcours se prolonge par la salle des Caryatides remaniée, dans laquelle sont exposées les répliques de la sculpture grecque hellénistique.

Ce réaménagement met en valeur quelques-unes des salles les plus anciennes du musée et revalorise des oeuvres méconnues du public, occultées par la gloire de la Vénus de Milo, tout en facilitant l’accès à ce chef-d’oeuvre.

Une visite au Louvre s’impose donc cet été!

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