Eclectique

Statue de chef. Cameroun, province de l'ouest, ethnie Bamiléké © musée du quai Branly - Jacques Chirac, photo Claude GermainUne collection du XXIe siècle

Jusqu’au 2 avril 2017

[fnac:http://www.fnacspectacles.com/place-spectacle/manifestation/Exposition-DROIT-D-ENTREE-AU-MUSEE-QUAIB.htm#/calendrier/]

Catalogue de l’exposition : 

Musée du quai Branly, Paris 7e

Après Charles Ratton, le  musée du quai Branly poursuit son histoire du collectionnisme en présentant les chefs-d’oeuvre de Marc Ladreit de Lacharrière (hommes d’affaires, président de l’Agence France – Muséum et de l’Association des Musées Méconnus de la Méditerranée). L’exposition dévoile les « fils invisibles » qui relient de manière subjective les oeuvres, faisant de leur réunion la propre oeuvre du collectionneur.

Sur une proposition de Jacques Chirac pour que le public puisse partager « le jardin secret » de Marc Ladreit de Lacharrière, ce dernier, élu ambassadeur pour la diversité culturelle auprès de l’UNESCO, a accepté de dévoiler sa collection.

Le parcours restitue le bureau et le salon du milliardaire qui aime s’entourer de chefs-d’oeuvre de tous les siècles et continents.

Vue de l'exposition © musée du quai Branly, photo Gautier Deblonde

Se côtoient ainsi une Pileuse de mil en bois (Dogon, Mali, 16e-17e siècle) et une idole en marbre des Cyclades (vers 2400 av. J.-C.). Un masque anthropomorphe en bois (Dan, Côté d’Ivoire), célèbre car ayant appartenu au galeriste Paul Guillaume, et une statue en marbre d’Héraclès enfant (Rome, 3e siècle av. J.-C.). Une triade d’un alliage à base de cuivre représentant l’oba, roi de Bénin (Edo, Nigéria), et un portrait en marbre de l’Empereur Hadrien (IIe s. ap. J.-C.). Une Composition (1947) de Nicolas de Staël et un masque portrait ndoma (Baoulé, Côte d’Ivoire, 19e siècle).

Coupe agere Ifa. Première moitié du 17e siècle. Nigeria, Royaume d’Owo, Ethnie Yoruba © musée du quai Branly - Jacques Chirac, photo Claude Germain

Si, sur la soixante d’oeuvres présentées, près de la moitié est considérée comme des chefs-d’oeuvre de l’histoire de l’art, le collectionneur affirme que « ces sculptures n’ont jamais été pour [lui] des trophées. […] J’ai bien sûr conscience de ne pas être le maître de sculptures : au mieux un compagnon de route pour un bout de chemin dont j’apprécie chaque instant à sa juste valeur ». Et d’ajouter : « La familiarité, l’évidence qui s’établit pour notre regard moderne avec les sculptures réalisées très loin de nous et pour un tout autre propos m’apparaissent, pour tout dire, comme un concentré d’humanité ».

Gardien reliquaire ngulu, 19e siècle. Kota, style shaké ou shamaye © musée du quai Branly - Jacques Chirac, photo Claude Germain

C’est cette dimension qui m’a le plus intéressée dans l’exposition. Plus que de voir des pièces « célèbres », le parcours permet de ressentir l’universalité de la puissance des mains créatrices. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les oeuvres dites primitives ne sont pas anonymes (relevant d’une ethnie) mais bien la gestation d’un esprit et d’une dextérité propre à chaque artiste.

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