Drames à l’Opéra Comique

Henri Lucien Doucet, Célestine Galli Marié, dans le rôle de Carmen, huile sur toile, 1884, Paris, bibliothèque-musée de l’Opéra © BnFDe Carmen à Mélisande

Jusqu’au 28 juin 2015

(Evitez les files d'attente: achetez vos billets en ligne en cliquant ici !)

Catalogue de l’exposition : 

Publicité

Petit Palais, avenue Winston Churchill, Paris VIII

Pour célébrer le tricentenaire de l’Opéra Comique, le Petit Palais présente sept grands opéras interprétés lors de la période faste de l’institution (fin XIXe siècle, début XXe siècle), dont Carmen, Les Contes d’Offmann et Pelléas et Mélisande. Des oeuvres qui ont marqué la vie musicale française et qui sont aujourd’hui joués dans le monde entier.

Saviez-vous que l’Opéra Comique était l’une des trois plus anciennes institutions théâtrales de France (avec l’Opéra de Paris et la Comédie française) ? Il ouvre ses portes en 1715, à la fin du règne de Louis XIV.

C’est sous la IIIe République qu’il prend de l’importance, se démarquant de ses décennies romantiques et conformistes, pour aborder un répertoire impertinent. L’étroitesse de la salle Favart où sont jouées les oeuvres, et la proximité avec le public permettent une interprétation fine et émotive, loin de toute recherche spectaculaire.

Georges Rochegrosse, Affiche : Louise, 1900 Lithographie en couleurs. Paris, Bibliothèque-musée de l’Opéra © BnF

Dans la nuit du 25 au 26 mai 1887 un incendie se propage sur scène lors de la représentation de Mignon d’Ambroise Thomas. L’Opéra Comique s’installe alors place du Châtelet dans l’ancien Théâtre Lyrique (actuel Théâtre de la Ville).

Paul Thiriat, Incendie de l’Opéra Comique, vue depuis les toits, 1887, Paris, musée Carnavalet © Musée Carnavalet / Roger-Viollet

Publicité

Au moins 84 personnes (sur 200) succombent lors de cet événement tragique, évoqué dans l’exposition en milieu de parcours, le titre de l’exposition jouant ainsi sur le mot “drame”. Le reste se compose de la présentation des opéras de Carmen (1875) de Georges Bizet, Les Contes d’Hoffmann (1881) de Jacques Offenbach, Lakmé (1883) de Léo Delibes, Manon (1884) de Jules Massenet, Le Rêve (1891) d’Alfred Bruneau, et Pelléas et Mélisande de Claude Debussy.

Studio Reutlinger, Mlle Garden dans Pelléas et Mélisande, vers 1904, photographie, Paris, Biblio- thèque-musée de l’Opéra © BnF

L’ensemble est exposé de manière chronologique et est particulièrement bien mis en scène. Si a priori la thématique ne m’avait pas inspiré, je me suis laissée séduire par cette exposition que je pensais petite (signe que je ne me suis pas ennuyée !) car répartie sur 4/5 salles mais qui présente en réalité près de 200 oeuvres, dont de très belles peintures (Feu d’artifice à Venise de Lucien Lévy-Dhurmer ; Randjiit Sing Baadour, roi de Lahore d’Alfred de Dreux ; Mélisande de Marianne Stokes).

Taggé .Mettre en favori le Permaliens.

Une réponse à Drames à l’Opéra Comique

  1. Ping :11e Nuit européenne des Musées Nuit Européenne des Musées

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *