De Léonard de Vinci à Michel-Ange

ltobello Melone. Portrait de gentilhommr (César Borgia ?), 1513. Bergame, Accademia Carrara di Bergamo © Archivio fotografico Accademia CarraraLes Borgia et leur temps

Jusqu’au 15 février 2015

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Musée Maillol, 59/61 rue de Grenelle, Paris VII

Si les Borgia ont une réputation sulfureuse, on connaît moins leur rôle essentiel de mécènes auprès des plus grands artistes de la Renaissance italienne. Le musée Maillol propose de découvrir le véritable visage de cette famille qui a su inspirer de Victor Hugo, Alexandre Dumas, à l’auteur contemporain de manga japonais Fuyumi Soryo.

Le parcours de l’exposition s’organise autour de trois figures majeures de la famille Borgia et restitue le contexte politico-artistique, sur fond de réforme protestante, des XVe et XVIe siècles.

Juan de Juanes. Portrait du Pape Alexandre VI, 1586. Valence, Cabildo Metropolitano de Valencia © Francisco Alcántara Alexandre VI (Rodrigo Borgia, né à Xàvita en Espagne, 1431-1503) est élu Pape en 1492. Il est le personnage central de cette famille. Homme brillant et redoutable, mais aussi débauché et corrompu – le terme népotisme apparaît lorsqu’il commence à nommer systématiquement ses neveux aux postes stratégiques du pouvoir – qui, comble du comble pour le plus haut dignitaire religieux, s’entiche de maîtresses ! Telle Vannozza Cattanei qui lui donne plusieurs enfants dont…

Bernardino di Betto, dit Pinturicchio. L'enfant Jésus 'aux mains', 1492/93. Pérouse, Fondazione Gugliemo Giordano © Fondazione Guglielmo Giordano … César Borgia (1476-1507), dit le Valentinois, mercenaire et homme politique ambitieux, rêve de faire de l’Italie un vaste royaume aux ordres du Pape. Nicolas Machiavel s’inspire de lui pou son ouvrage Le Prince, premier traité de politique moderne. César est très proche de Léonard de Vinci, son ingénieur militaire. César s’entoure également de Pinturicchio, auteur des fresques des appartements Borgia du Vatican, et de son jeune élève Raphaël.

D’après Bartolomeo Veneto. Portrait présumé de Lucrèce Borgia, 1510. Nîmes, Musée des Beaux Arts © Florent Gardin/MBA-Nîmes Sa soeur, Lucrèce Borgia (1480-1519), a légué à la postérité une renommée d’empoisonneuse. Amie proche d’Isabelle d’Este, elle devient duchesse de Ferrare en 1505. Dans cette cour raffinée, elle fréquente les artistes Andrea Bregno et Dosso Dossi.

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Michelangelo Buonarroti dit Michel-Ange (Attribué à). Piéta, dernière décennie du XVe siècle.  Collection privée © D.R.Rome, connaît sous l’impulsion des Borgia et des artistes qu’ils soutiennent, une grande renommée. La Ville Eternelle entretient des liens forts avec les autres foyers artistiques italiens : Venise (Giovanni Bellini et Titien), Florence (Verrochio et Luca Signorelli), Mantoue (Andrea Mantegna), Urbino (Francesco di Giorgio Martini). Sans oublier Michel-Ange, qui révolutionne la scène artistique.

L’exposition débute magnifiquement avec les portraits de la famille, les inventions de Léonard de Vinci, les peintures des grands artistes de l’époque. Mais elle se termine sur l’aura des Borgia, incarnation des vices les plus abominables (ambition, violence, luxure, inceste, assassinat, etc.), dans la sphère cinématographique avec les affiches et costumes, jusqu’au reliquaire (d’un point de vue scientifique, c’est limite !) des cheveux de Lucrèce Borgia. A l’image de l’exposition sur Cléopâtre, j’ai trouvé cette dernière salle superficielle et cela laisse un sentiment final décevant.

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