Portraits princiers

Rubens

Jusqu’au 14 janvier 2018

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Catalogue de l’exposition : 

Musée du Luxembourg, 19 rue de Vaugirard, Paris 6e

Le musée du Luxembourg présente les portraits princiers (aussi appelés portraits de cour ou portraits d’apparat) de Pierre Paul Rubens (1577-1640), oeuvres peu connues du grand public. Et, pourtant, pas les moins prestigieuses !

Certes Rubens préfère la peinture d’Histoire. Mais doué comme il était, il n’a pas pu s’empêcher d’exceller dans l’art du portrait ! Il parvient à traduire la somptuosité des cours royales, tout en faisant passer de l’émotion dans le visage de ses modèles. Il passe maître dans l’équilibre des codes à respecter (idéalisation du modèle, symboles du pouvoir, importance des costumes et des décors tels l’habituelle tenture, sur le côté gauche), tout en associant une dose de naturalisme dans les effigies qui restent des modèles vivants, non figés.

Rubens, né dans une famille anveroise aisée, parfait sa formation artistique en Italie. Il s’inspire du Titien, qui réalise les portraits de Charles Quint et de Philippe II. Il est très vite appelé à la cour des Gonzague à Mantoue. En 1609, il retourne à Anvers pour devenir peintre de la cour des Flandres. Il y exécute les portraits officiels des Habsbourg. En 1621, Marie de Médicis lui commande pour son palais du Luxembourg une série de portraits de sa famille, dont elle-même, son fils Louis XIII, et sa belle-fille Anne d’Autriche, soeur du roi d’Espagne Philippe IV. Ce dernier le convie alors à la cour de Madrid.

« Prince des peintres et peintre des princes », Rubens, est au terme de sa carrière un proche de ses modèles royaux. Dans son autoportrait de 1623, qui joue subtilement de l’ombre et de la lumière, on le voit porter la chaîne d’or, cadeau traditionnel des princes. « Pour le prince, l’effigie de ce peintre bien vivant et réputé dans l’Europe entière était un signe de son regard et de son intimité », commente Dominique Jacquot (conservateur en chef du musée des Beaux-Arts de Strasbourg), co-commissaire de l’exposition.

Le parcours met en parallèle des portraits des mêmes souverains réalisés par ses rivaux (Vélazquez, Champagne, Vouet) ou élèves. Tel Van Dyck qui devient un grand portraitiste à Londres.

« De par son éducation de courtisan et sa réputation internationale, Rubens est à-même, dans le relatif isolement des séances de pose, de délivrer des messages diplomatiques », précise Dominique Jacquot.

Je ne pensais pas que la thématique me plairait mais le parcours de l’exposition m’a bluffée ! Ni la succession de portraits, ni le style baroque m’ont déconvenue. Chaque oeuvre met en valeur le génie du peintre. L’écrin du musée du Luxembourg, intimiste et royal, sied particulièrement à ces portraits, dont la monumentalité n’a d’égale que leur raffinement. Une des expositions qui figurera dans l’appli I ♡ Paris consacrée aux 5 meilleures expositions de la saison.

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