Majestueuses enluminures médiévales


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Les Belles Heures du duc de Berry

Jusqu’au 25 juin 2012

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Musée du Louvre, Aile Sully, 1er étage, Paris Ier

A l’occasion de la restauration de la reliure des Belles Heures, commandées au XVe siècle par Jean de France, duc de Berry (frère du roi Charles V), le musée du Louvre, expose 47 bifolios qui en ont été détachés. L’occasion unique de les admirer avant que ces somptueuses pages, enluminées par les frères de Limbourg, ne soient rendues au Metropolitan Museum de New York, qui les conserve dans son département médiéval des Cloisters.

Entre l’accession au trône de Charles VI en 1380 et l’assassinat de Louis d’Orléans sur ordre de Jean sans Peur en 1407, le royaume de France connaît une période de relatives stabilité et prospérité. Le roi et ses oncles Louis d’Anjou, Philipe le Hardi et Jean de Berry développent une vie de cour fastueuse, attirant des artistes de tous horizons, qui participent au courant dit « gothique international ».


Prince des fleurs de lys, le duc de Berry a collectionné et fait réaliser de nombreuses oeuvres d’art. Bijoux, pièces d’orfèvrerie, médailles, pierres précieuses, animaux exotiques et manuscrits.

Pour la décoration des Belles Heures – recueil de textes de dévotion et d’offices à l’usage des laïcs le plus prisé à la fin du Moyen-Age – , il fait appel à Paul, Jean et Herman de Limbourg. Originaires de Nimègue (Pays-Bas actuels), ils travaillaient pour Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, jusqu’à la mort de ce dernier. En près de douze ans d’activité pour le duc de Berry, les trois frères contribueront à enluminer plusieurs de ses livres d’heures, dont Les Très Belles Heures de Notre-Dame, Les Belles Heures et Les Très Riches Heures.

Le manuscrit Les Belles Heures se singularise par ses sept cycles supplémentaires par rapport à un livre d’heures traditionnel, dédiés à des saints que le duc souhaitait honorer en particulier.

En outre, ses feuillets se caractérisent par la cohérence de leurs 172 enluminures en pleine page, qui forment de véritables cycles narratifs. Les artistes y développent leur perception de l’espace, les relations entre les personnages, l’observation de la nature et jouent avec les effets de lumière.

En atteste, par exemple, le folio Sainte Catherine refusant d’adorer l’idole, où on voit la sainte, tenant un texte sacré, se détourner de l’idole. A côté, l’empereur romain Maxence agrippe fermement son épée mais le regard qu’il jette en arrière vers son conseiller trahit son incertitude. Les attitudes, les gestes et les expressions suffisent ici à raconter toute une histoire…

 

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