Picasso – Giacometti

Deux “monstres” à l’oeuvre

Jusqu’au 5 février 2017

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Catalogue de l’exposition : 

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Musée Picasso Paris, 5 rue de Thorigny, Paris 3e

Le musée Picasso présente une confrontation entre deux grands artistes de la modernité : Pablo Picasso (1881-1973) et Alberto Giacometti (1901-1966). Deux “monstres” du XXe siècle.

Presque une génération les sépare. Mais les recherches récentes ont montré que Picasso et Giacometti ont développé une profonde amitié, avant de s’éloigner puis de se retrouver après la guerre.

Pablo Picasso, Portrait de Dora Maar, Paris, 1937 Huile sur toile, Musée national Picasso-Paris © Succession Picasso 2016

Bien que dotés de personnalités publiques et de tempéraments opposés, Picasso et Giacometti se sont retrouvés dans une quête artistique marquée par une grande liberté d’esprit et un génie créateur. “Si leurs caractères sont antithétiques – là où Picasso cache ses faiblesse et ses doutes, Giacometti en fait l’essence même de son oeuvre comme de son être public”, commente Catherine Grenier, commissaire de l’exposition (directrice de la Fondation Giacometti), “pour l’un comme pour l’autre, l’écriture artistique se voit renouvelée, parfois d’une oeuvre à l’autre, par la dimension de l’affect”.

Alberto Giacometti, Femme égorgée, 1933 Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris © Succession Giacometti (Fondation Giacometti + ADAGP) Paris, 2016

Les deux artistes sont fascinés par le lien entre Eros (l’Amour) et Thanatos (la Mort) – La Femme égorgée (1933) de Giacometti fait face à Figures au bord de la mer de Picasso (1931) -. Et partagent la volonté de dépasser les limites de la représentation.

Pablo Picasso, Trois figures sous un arbre, Paris, Hiver 1907-1908 Huile sur toile, Musée national Picasso-Paris © Succession Picasso 2016

 

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Le parcours, chronologique et thématique, présente la similitude formelle de leurs oeuvres. De leur rapprochement initial avec le surréalisme à leur influence commune par les arts non-occidentaux (Trois figures sous un arbre, 1907/08, de Picasso / Femme cuillère, 1927, de Giacometti). Jusqu’à leurs doutes quant au renouveau du réalisme dans la période d’après-guerre (La Chèvre, 1950, de Picasso / Le Chien, 1951, de Giacometti).

L’exposition s’étale seulement sur deux étages mais offre une problématique de choix, avec des oeuvres à la fois emblématiques (Autoportrait de Picasso sur fond bleu, fin 1901 ; Paul en Arlequin, 1924 / Femme qui marche, 1932 ; Homme qui marche, 1960) et rares (plâtres, dessins). Une confrontation qui permet de réaliser à quel point Picasso et Giacometti restent des êtres mystérieux, en dépit de toutes les expositions qui tentent de décortiquer leur art !

 

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