L’Amazone de la sculpture

Félicie de Fauveau (1801-1886)

Jusqu’au 15 septembre 2013

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Musée d’Orsay, Salles 8 et 9, 1 rue de la Légion d’Honneur, Parus VII

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Surnommée l’Amazone de la sculpture, Félicie de Fauveau (1801-1886), première femme sculpteur à vivre de son art, est tombée dans l’oubli à la fin du XIXe siècle. Le musée d’Orsay la fait sortir de son ombre.

 

Née à Livourne au début du XIXe siècle, Félicie de Fauveau se tourne vers une carrière artistique alors que son père décède et qu’elle doit contribuer à la subsistance de sa famille, issue de la finance française.

Elle obtient la célébrité à 26 ans lorsqu’elle expose avec succès un relief au Salon de peinture et sculpture, Christine de Suède refusant de faire grâce à son grand écuyer Monaldeschi. L’oeuvre, admirée de Stendhal et Dumas, présente l’originalité d’un fond absolument neutre avec des personnages, massés, très en relief, annonçant le Romantisme.

Bien que cela soit sa seule oeuvre vraiment originale – les autres oeuvres présentées respectent plus les canons académiques – Félicie de Fauveau est perçue comme une “Amazone”. Elle obtient des commandes importantes dont le Monument à Dante et la Lampe de saint Michel.

Proche du milieu de la cour sous Charles X et fervente légitimiste fidèle à la branche aînée des Bourbons, la jeune femme se compromet en soutenant le soulèvement mené contre Louis-Philippe (1831). Arrêtée, elle est emprisonnée pendant trois mois. Elle récidive et doit finalement s’exiler à Florence où elle passe le restant de ses jours. D’où, certainement, le fait qu’elle soit tomber aux oubliettes en France.

En Italie, sa carrière artistique, ne s’effrite pas pour autant. F. de Fauveau compte parmi ses commanditaires de riches aristocrates européens tels le prince Anatole Demidoff, le tsar et sa fille la grande-duchesse de Russie Maria Nikolaevna ou encore la famille Lindsay-Crawford.

Passionnée par le Moyen-Age (cf. le dessin de saint Michel qu’elle réalise sur les murs de sa cellule, reproduit dans l’exposition par une lithographie) et la Renaissance, Félicie de Fauveau appose sur ses oeuvres des inscriptions gothicisantes en français moyen et en latin. Elle les rehausse également de polychromie. Son oeuvre est imprégnée de sa foi chrétienne moralisante.

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Si ses compositions précieuses ne font guère vibrer ma sensibilité artistique, j’ai été subjuguée par la finesse des détails de ses sculptures et son rendu des matières (cf. Pied droit de la danseuse Fanny Essler ou Buste d’Henri IV enfant).

 

 

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