La Rome du vice et de la misère

Pieter Boddingh van Laer, Autoportrait avec scène de magie, vers 1638-1639. Huile sur toile © Courtesy The Leiden Collection, New York.Les Bas-fonds du Baroque

Jusqu’au 24 mai 2015

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Catalogue de l’exposition : 

Petit Palais, Avenue Winston Churchill, Paris VIII

Symbole du triomphe de la Papauté, la Rome du XVIIe siècle revêt en réalité une autre facette. Le Petit Palais nous montre son visage sombre et violent, son univers clandestin, révélé par les artistes du Seicento, de Manfredi à Nicolas Régnier.

Conçue et organisée par l’Académie de France à Rome (Villa Médicis), « Les Bas-fonds du Baroque » révèlent une Rome où s’épanouit le vice, la misère, les excès.

Jusepe de Ribera, Mendiant, vers 1612. Huile sur toile © Soprintendenza Speciale per il Patrimonio Storico, Artistico ed Etnoantropologico e per il Polo Museale della città di Roma

Dans une atmosphère qui renvoie au brasier luciférien (cf. couleurs des cimaises), imaginée par Pier Luigi Pizzi (metteur en scène, scénographe, créateur de costumes), se dévoilent des sujets grossiers buvant et jouant dans les tavernes. A l’inverse, les dernières salles incarnent les fastes des palais de la Papauté.

Theodoor Rombouts, La Rixe, 1620-1630 © Statens Museum for Kunst, Copenhagen

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Entre ces deux extrêmes sont reproduites en grand format des vues de Rome, inspirées des oeuvres du graveur Giovanni Battista Falda. Au centre de cette grande galerie d’anciens modèles en plâtre de célèbres statues antiques – dont le Faune, issu des fouilles archéologiques de 1628 et faisant partie des collections du Pape Urbain VIII Barberini – évoquent, au-delà de l’influence caravagesque, la culture classique des artistes.

Dangers nocturnes, excès des tavernes, sexualité illicite, campements de gueux, les oeuvres exposées surprennent ! D’autant que ce sont toutes les couches de la société qui sont représentées se donnant aux plaisirs de la chair – dans les deux sens du terme -, pauvres, riches, artistes confondus (je pense aux Bentvueghels “oiseaux de la bande”, peintres et graveurs d’origine nordique réunis à Rome autour de 1620 qui adoptent les rites dionysiaques et leurs excès tant dans la vie qu’en peinture). Finalement, ces représentations de transgression amènent à méditer sur la précarité de la vie. Edifiant !

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