Valérian & Laureline

En mission pour la Cité

Jusqu’au 14 janvier 2018

(Evitez les files d'attente: achetez vos billets en ligne en cliquant ici !)

La Cité des Sciences et de l’Industrie inaugure une exposition en réalité augmentée autour des célèbres agents spatio-temporels, Valérian & Laureline, imaginés en 1967 par Jean-Claude Mézières (dessinateur) et Pierre Christin (scénariste). L’occasion de décoder scientifiquement un univers fantastique, à la croisée de l’imagination et du réel.

A travers une quarantaine de planches originales, des reproductions magnifiées et deux planches inédites du prochain album, l’exposition propose un dialogue entre Pierre Christin et trois scientifiques : Roland Lehoucq (astrophysicien), Alain Musset (géographe), et Jean-Sébastien Steyer (paléontologue).

Le parcours s’organise en six alcôves autour d’une salle de projection où l’on découvre Jean-Claude Mézières, à l’oeuvre. Exprimant ses doutes et ses victoires, une patience infinie – il recommence manuellement ses cases un nombre inimaginable de fois – et la minutie de son trait de plume.

Un autre documentaire permet d’établir quels sont les points forts du scénario de la série, selon Pierre Christin. « Une projection dans le futur qui reste néanmoins crédible ». L’Histoire a d’ailleurs donné raison au scénariste : il annonce une catastrophe nucléaire – 20 ans avant Tchernobyl – et émet l’hypothèse de l’existence d’exoplanète [planète en orbite autour d’une autre étoile que le Soleil] potentielle habitable. « Et la volonté de s’affranchir de la BD américaine des super-héros et de dépoussiérer la BD française des années 1960, trop masculine et policière ».

Engagée, la BD aborde mine de rien des sujets aussi lourds que le racisme, la colonisation, le totalitarisme. La section qui m’a le plus intéressée concerne les sources d’inspirations. On découvre des extraits de planches mis en rapport avec des tableaux de maîtres tels Alfons Muchas (Les Héros de l’équinoxe) et Michelangelo Buonarroti (Par des temps incertains) ou d’autres dessinateurs à qui les auteurs rendent hommage (Enki Bilal dans Les spectres d’Inverloch).

La réalité augmentée, grâce au téléchargement d’une application gratuite, permet d’assister à une envolée d’oiseaux intrigants, à l’atterrissage d’un vaisseau spatial ou encore d’écouter les explications des scientifiques dont celui de l’astrophysicien Roland Lehoucq sur les voyages spatio-temporels.

Si les propos sont intéressants et bien mis en scène, je suis restée sur ma faim car je l’ai trouvée trop courte ! Mieux vaut prévoir une sortie plus complète à la Villette ou aux alentours pour étoffer votre venue (surtout si on y va en vélo, on passe plus de temps à s’y rendre !).

 

Taggé .Lien pour marque-pages : Permaliens.

Une réponse à Valérian & Laureline

  1. Céline dit :

    Je l’attendais avec impatience cet article, Merci.

    Tu me donnes encore plus envie d’y aller…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *