Exposition, performances, spectacles
Jusqu’au 31 janvier 2026
Fondation Groupe EDF, 6 rue Récamier, Paris 7e
La Fondation EDF organise une série de performances et spectacles au sein de son espace dédié aux arts contemporains et vivants. Cette programmation récurrente à l’automne/hiver invite le public et les artistes à saisir les effets de la lumière électrique, immatérielle par essence.

Les artistes et les acteurs qui interviennent ont tous pour ambition de jouer avec la lumière et de la rendre tangible.

La première partie expose des oeuvres aux néons, de François Morellet qui joue avec une superposition d’angles différents de la lune (Lunatique Neonly, 8 demi-cercles, n°11, 2004) à Gun Gordillo, dont six oeuvres sont exposées pour la première fois ensemble. Ses six compositions murales (1995) présentent des tubes de néons tordus pour refléter des formes naturelles, comme la crête des vagues, parmi des éléments industriels (plastique, verre, cuivre), explique Natalie Bazoche, commissaire de l’exposition.
Une salle intermédiaire permet de regarder les vidéos tirées des spectacles qui ont lieu au sein de l’espace.

Des poèmes calligraphiés sous forme de haïkus (Poèmes, 2025) de Carolyn Carlson, créés pour l’exposition, expriment son lien intime à la lumière.

L’étage supérieur dévoile des oeuvres qui sculptent la lumière et son ombre comme le grand cube en acrylique bleu d’Adalberto Mecarelli, exposé pour la première fois en 1993, qui contient un volume de 7 097 600 cm3 de lumière rouge, et joue du contraste entre sa structure imposante et la légèreté de la lumière.
Une vidéo montre sa collaboration avec la chorégraphe Sidonie Rochon, Chronique du gravier (1989), spectacle où les danseurs sont révélés par intermittence par un jeu d’ombre et de lumière qui émane d’un panneau mural.

Climax de l’exposition : le ballet de deux robes dansant sur des cintres de Caty Olive & Christian Rizzo [100% polyester, objet dansant n° (à définir), 1999]. L’installation cumule mouvement, costume, et son, dans l’incarnation d’une danse qui entraîne une fascination hypnotique.

Un peu vide en journée sans spectacle, cette exposition mérite d’être vue à l’heure d’une performance dont la programmation invite un large public à se rassembler pour communier