Paires et séries


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Matisse

Jusqu’au 18 juin 2012

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Centre Pompidou, Paris 4e

 


Parfois réunies pour la première fois depuis l’époque de leur création, les oeuvres de Matisse actuellement exposées au Centre Pompidou révèlent un artiste étonnamment conceptuel. Profond penseur de la forme, Matisse (1869-1954) donne à voir, par ses séries et ses paires, la genèse de son oeuvre.

« Matisse – Paires et séries » permet de découvrir ses interrogations, ses ruptures, ses revirements, ses conquêtes. L’exposition invite à comprendre combien son travail a contribué à engendrer et à nourrir la peinture moderne.

Étudiant toujours de nouveaux processus créatifs, Matisse remet en cause chacune de ses avancées plastiques. Il écrit ainsi en 1936 : « La réaction d’une étapes est aussi importante que le sujet. Car cette réaction part de moi et non du sujet. […] A chaque étape, j’ai un équilibre, une conclusion. A la séance suivante, si je trouve qu’il y a une faiblesse dans mon ensemble, je me réintroduis dans mon tableau par cette faiblesse – je rentre par la brèche – et je reconçois le tout. »

D’où l’idée de la commissaire de l’exposition, Cécile Debray, de montrer la dualité de l’oeuvre de Matisse « entre jaillissement rapide et spontané et reprise, parachèvement lent et heurté. Cette dualité se traduit par des processus de création qui évoluent au cours du temps : les strictes paires qui remettent en cause la notion d’esquisse, la relecture des séries de Monet dans les années 1920, l’utilisation de la photographie pour garder la trace de l’’idée première’, le dessin automatique… »

Parmi les chefs-d’oeuvre présentés figurent les incontournables: Luxe I (Paris, Mnam) et II (Copenhague, SMK); Séville I et II (Saint- Pétersbourg, Ermitage), Capucines à la Danse I (New York, Met) et II (Moscou, Musée Pouchkine);  Intérieur, bocal de poissons rouges (Mnam) et Poissons rouges et palette (New York, MoMA) – dont Jack Flam livre une analyse pertinente dans le catalogue de l’exposition -;  Intérieur au violon et Le Violoniste à la fenêtreLa Fougère noire (Fondation Beyeler) et Intérieur au rideau égyptien (New York, The Phillips Collection);  La Blouse roumaine (Paris, Mnam), Le Rêve (collection particulière). Et les quatre grands papiers gouachés des Nus bleus, dernier exemple (Matisse meurt deux ans plus tard) d’une articulation duale, entre l’un mené à tatillons sur plusieurs mois et les trois autres créés dans une sorte de jaillissement immédiat. Ils clôturent magnifiquement l’exposition.

Au vu de la provenance des oeuvres, le visiteur se rend compte de l’opportunité de les voir rassembler exceptionnellement à Paris. Admirer cette confrontation d’oeuvres, c’est s’amuser au jeu des différences.  Mais c’est surtout découvrir la cohérence et la portée de l’oeuvre de Matisse qui interroge la peinture elle-même. L’artiste ne cesse en effet de questionner la représentation, la notion de réalisme, le rapport entre le dessin et la couleur, entre la surface et le volume, entre l’intériorité et l’extériorité. Une exposition introspective, profondément intime.

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