La danse au musée

Affiche de l'exposition Corps en mouvement, Petite Galerie, Musée du Louvre, ParisCorps en mouvement

Jusqu’au 3 juillet 2017

(Evitez les files d'attente: achetez vos billets en ligne en cliquant ici !)

Catalogue de l’exposition : 

Musée du Louvre, Aile Richelieu, Petite Galerie, Paris 1er

C’est presque la reprise mais il vous reste une journée à occuper vos enfants ! Découvrez « Corps en mouvement » à La Petite Galerie du Louvre.

L’objectif de la Petit Galerie est d’offrir aux enseignants et aux parents des supports pour éduquer le regard et enrichir la culture artistique des élèves/enfants.

Cette exposition fait écho à la rétrospective du sculpteur Edme Bouchardon (Hall Napoléon) mais s’inscrit aussi, comme l’explique, Jean-Luc Martinez (président-directeur du musée du Louvre), dans le cadre de l’examen de la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024. C’est « l’opportunité d’une réflexion plus poussée sur le séquençage du mouvement dans l’art, héritage de l’Antiquité depuis le Discobole de Myron jusqu’au Lanceur de poids de Calder, présenté dans l’exposition ».

Benjamin Millepied (c) Photograph courtesy of Patrick Fraser

Pour l’occasion, Benjamin Millepied à été associé pour la sélection des oeuvres. « J’ai accepté [la proposition de Jean-Luc Martinez] sans hésiter, parce que la danse est déjà au musée, un peu partout dans les salles, et  je me disais que je pourrais peut-être aider les visiteurs à la voir. » Le chorégraphe a mis l’accent sur la rhétorique des gestes car « impossible de représenter le mouvement sans utiliser des codes, sans une forme de chorégraphie avant la lettre, que chaque artiste invente pour lui-même. Une terre cuite de Tanagra, une statuette phénicienne obéissent à des règles que nous devons deviner. […] Deux corps en mouvement, c’est la métamorphose du mouvement. »

Jean Bologne, dit Giambologna, Mercure volant, Paris, musée du Louvre © Musée du Louvre, dist. RMN - Grand Palais / Thierry Ollivier

 

Le parcours présente ainsi 70 oeuvres, de l’Antiquité au début du 20e siècle qui exposent le défi de la représentation du mouvement. Comment les artistes y ont-ils répondu ? Autant physiquement (marcher, courir, suspendre son élan) que mentalement (les « mouvements de l’âme » tel l’effroi).  Les contraintes ne sont pas les mêmes pour un peintre qui joue avec le rythme de la couleur, les drapés d’un tissu, la ligne de fuite, la composition. Ou pour un sculpteur qui peut chercher la position d’un membre en tournant autour de son modèle.

Auguste Rodin, Mouvement de danse F, 1911. Paris, musée d’Orsay, dépôt du musée Rodin © Musée Rodin / Pauline Hisbacq

 

Les cartels sont particulièrement intéressants car chaque pavé traditionnel (nom de l’artiste, titre de l’oeuvre, date, localisation de l’oeuvre) est complété par un commentaire sur le mouvement et un autre sur un élément qui permet « d’aller plus loin ». Pour d’autres oeuvres, les mouvements sont décomposés pour les rendre plus lisibles. L’ensemble est pédagogique et intéressant pour les petits autant que pour les grands. Mais, par rapport à la toute première exposition de la Petite Galerie, j’ai trouvé qu’il manquait un petit quelque chose pour rajeunir le parcours ; elle est un brin trop sérieuse pour les (petits) enfants. Un film final sur les Petits rats de l’Opéra par exemple aurait été le bienvenu pour égailler la thématique. Et pour les plus grand(e)s, une diffusion d’un spectacle où danse Benjamin Millepied aurait été plus qu’apprécié !

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