Jusqu’au 3 mai 2027
Musée du Louvre, Mezzanine Napoléon, Paris 1er
Le musée du Louvre organise sa première exposition de photographie, en l’honneur du bicentenaire du médium, avec le Louvre capturé comme sujet, modèle, source d’inspiration ou de détournement. Une exposition inédite qui sort des réserves des fonds d’archives encore jamais dévoilés au public.
La quinzaine de sections dévoile l’histoire du musée, de l’ancien palais royal au musée actuel avec sa pyramide emblématique de Ieoh Ming Pei (1989), en passant par les années de guerre (destruction, rassemblement des soldats allemands au lendemain de la libération de Paris dans la cour du musée, retour de La Joconde) et le passage du noir et blanc à la couleur.
Trois cents images, d’anonymes comme de personnalités (Candida Höfer, Robert Polidori, Pierre Jahan, Thomas Struth, etc.), invitent à un nouveau regard sur cette institution mondiale et ses collections, fleuron du trésor national.
« Il n’y a pas eu de politique linéaire sur la photographie au Louvre », explique Dominique de Font-Réaulx (conservateur général, co-commissaire de l’exposition avec Quentin Bajac, directeur du Jeu de Paume). Le musée est né en 1793, quelques décennies avant la photographie. Les premiers conservateurs, proches des graveurs, ont vu d’un mauvais oeil l’arrivée de ce nouveau médium. Ce n’est qu’en 1883 qu’un accord commercial est signé avec la maison Ad . Braun et Cie pour nommer un photographe officiel. »
Les images alternent entre un musée fictivement vide capturé lors des commandes officielles, et les salles regorgeant de visiteurs. Thomas Struth a conçu une série les représentant de dos absorbés dans la contemplation des chefs-d’oeuvre tel Le Radeau de la Méduse de T. Géricault (1819). Il a ainsi lancé un nouveau genre où le visiteur devient le sujet de la photographie de musée.
Autres points intéressants dans le parcours : l’image de radiographie de l’aile gauche de la Victoire de Samothrace, qui laisse apercevoir toute la fragilité de sa structure ; les images numériques en lumière infrarouge et ultraviolette de La Sainte Anne de Léonard de Vinci ; ou encore le reportage de l’exposition « La Fleur hollandaise » (avec de vraies fleurs !) qui eut lieu au sein même de la salle des caryatides (1949).
Une très belle découverte.