Sous l’Horizon
Jusqu’au 26 avril 2026
Parvis de la Défense, salle des colonnes (au pied de la Grande Arche, au niveau de
La Ronde des manches à air de Daniel Buren)
Les Extatiques, manifestation chargée de transformer le quartier de La Défense en site culturel grâce à l’art contemporain, revient avec une proposition qui entraîne le visiteur au plus profond des abysses sous-marines.
« Sous l’Horizon » se découvre avec un casque audio et une petite lampe torche. Emily Loizeau prête sa voix au texte de la dramaturge Mariette Navarro, qui nous accompagne dans un espace obscur de mille mètres carrés, habituellement fermé au public, sous la Grande Arche de la Défense.
Les profondeurs de l’océan, ses êtres qui l’habitent, des micro-organismes aux êtres les plus gigantesques, s’animent devant nous, selon un fil blanc au sol, qu’il faut suivre dans la pénombre.
L’océan recouvre 70% de notre planète. Premier poumon de la Terre, il fournit l’oxygène que nous respirons, absorbe l’excédent de chaleur que nous produisons. Mais 80% de ses fonds restent inexplorés. Ce qui ouvre la porte à l’imaginaire des artistes, qui mêlent art, science, et fiction.
Battements de coeur de poisson (Antoine Bertin), créatures flottantes qui ondulent de manière fantomatique (Ugo Schiavi), photo-bactéries bioluminescentes (Jérémie Brugidou), et grotte sacrée (Shivay La Multiple) dédiée à Yemayá, déesse mère des océans, constituent les points forts de ce voyage artistique abyssal.
Entre froid, manque de lumière, et formes biomorphes surprenantes, ce parcours sensoriel d’une quarantaine de minutes vous plonge dans un univers déroutant, quelque peu angoissant, mais régénérateur grâce à la poésie des mots de M. Navarro, la bande-son vivifiante d’A. Bertin, et le mysticisme de l’installation de Shivay La Multiple.