Les 400 ans du MNHN
Jusqu’au 7 mars 2027
MNHN, Grande Galerie de l’Évolution, Jardin des Plantes, Paris 5e
Depuis la fondation du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), art et science dansent ensemble. Pour célébrer ses 400 ans, le MNHN explore cette relation enrichissante qui permet de mieux comprendre et représenter le vivant.
Panthera leo et Oryx dammah. Afrique, 1895 ; modifié en 1990-1992, taxidermie sur support bois et plâtre Muséum national d’Histoire naturelle © MNHN – Jean-Christophe Domenech
L’exposition, pédagogique et immersive, mêle taxidermie et tableaux de maître (H. Rousseau, E. Degas, G. Moreau, H.-E. Cross), vélins historiques et photographies contemporaines (Nicolas Floc’h), sculptures animalières (l’inévitable François Pompon !), planches décoratives (insectes d’Émile-Allain Séguy) et architecturales (Carré de fouille n°15/42 du Diplonosaure de Michelle Auboiron).
Avec plus de 120 artistes et 300 oeuvres présentées, le parcours met en valeur la richesse des collections du Muséum, méconnues du grand public.
Joseph de Jussieu (1704 – 1779), Dessin de terrain de Kina kina humilis 1739, graphite, encre et aquarelle © Muséum national d’Histoire naturelle
« L’exposition célèbre la capacité de l’art à rendre visible l’invisible, à susciter l’émerveillement comme la réflexion et à accompagner les sciences dans leur mission essentielle : éclairer notre compréhension du vivant dans un contexte de 6e extinction des espèces », explique Gilles Bloch (Président du MNHN).
Le parcours se conclut ainsi sur les oeuvres d’artistes engagés telle celle qui se présente sous le pseudo « 1011 ». L’artiste représente des algues bretonnes, recouvertes de laisse (traînée blanche liée au retrait de la marée). Derrière la beauté du crayonné, une observation plus fine permet d’entrevoir les déchets de la pêche (cordages, filets), signes tangents de la pollution marine.
Entre imaginaire et sciences, univers micro et macro, cette exposition est une véritable célébration du savoir et du rêve !