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Année 1, Le Paradis dur Terre

Michelangelo Pistoletto

Jusqu’au 2 septembre 2013

[fnac:http://plateforme.fnacspectacles.com/place-spectacle/manifestation/Theatre-contemporain-MICHELANGELO-PISTOLETTO-AL016.htm]

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Musée du Louvre, Cour Marly (aile Richelieu) et diverses salles du musée, Paris Ier

 

Co-fondateur de l’Arte Povera, Michelangelo Pistoletto (né en 1933 à Biella, Italie) inaugure au musée du Louvre un nouveau cycle d’expositions d’art contemporain. Au-delà de la confrontation de son oeuvre avec les collections du musée, l’artiste participe à un programme de rencontres, débats et performances à l’auditorium et dans le jardin des Tuileries.

 

L’oeuvre phare de M. Pistoletto se situe dans la cour Marly (aile Richelieu) et représente ce qu’il appelle le Troisième Paradis, synthèse entre les paradis naturel et artificiel (le monde que nous avons créé). Ce symbole qui reprend celui de l’infini, un anneau au centre en sus, se tient au-dessus d’une obélisque – symbole du pouvoir religieux et politique – mais recouvert ici de miroirs, symbole de sa fragilité. Le signe est recouvert de tissus, clin d’oeil à sa Vénus aux chiffons – devenue oeuvre emblématique de l’Arte Povera – et référence au système consumériste, à la mode qui évolue sans cesse et incarne la destruction de la matière. « La Vénus redonne vie et beauté aux chiffons, et ceux-ci confèrent un caractère actuel à une sculpture issue du passé », commente l’artiste.

De fait, M. Pistoletto souhaite capturer les diverses temporalités : le passé incarné par le patrimoine muséal, le présent lié aux visiteurs captés dans les miroirs, le futur symbolisé par le signe du Troisième Paradis, que l’on retrouve sur la façade externe de la pyramide du Louvre. Ce signe représente pour l’artiste le dépassement de la polarité nature et artifice, féminin et masculin, chaos et ordre, etc. « Le symbole du Troisième Paradis, qui surmonte l’obélisque est un signe féminin, comme un ventre généreux [cf. affiche de l’exposition] fertilisé par les deux facteurs contraires que sont le Paradis naturel et le Paradis artificiel, et donc capable de contenir les nouvelles générations », explique Michelangelo Pistoletto.

« Année 1, le Paradis sur Terre » marque ainsi la mutation vers une nouvelle ère, celle d’une transformation humaine, sociale, culturelle, politique. « Sans elle, nous n’irons pas loin », prédit l’artiste.  « Ce signe n’est  pas là pour être simplement contemplé mais il implique l’action! » En nous intégrant à ses oeuvres, Pistoletto entend nous confronter à notre propre responsabilité dans l’évolution du monde…

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