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Sans frontières artistiques

Un voyage au Maroc

Jusqu’au 01 mars 2015

[fnac:http://plateforme.fnacspectacles.com/place-spectacle/manifestation/Exposition-EXPOSITION-LE-MAROC-CONTEMPORAIN-MAROC.htm]

Institut du Monde Arabe, 1 rue des Fossés Saint-Bernard, Paris V

Manifestation d’envergure, « Un voyage au Maroc » à l’Institut du Monde Arabe (IMA), présente toutes les facettes artistiques d’une scène créatrice en pleine ébullition.

Le Préambule de la Constitution marocaine du 29 juillet 2011 revendique l’héritage des cultures qui font la richesse et la diversité de l’âme marocaine : « Son unité, forgée par la convergence de ses composantes arabo-islamique, amazighe et saharo-hassanie, s’est nourrie et enrichie de ses affluents africain, andalou, hébraïque et méditerranéen. »

Arts plastiques, design, architecture, cinéma, musique, danse, théâtre, littérature, art de vivre sont exposés dans un joyeux concert qui se termine sous la tente sahraouie construite par Tarik Oualalou sur le parvis de l’IMA où l’on peut déguster du thé à la menthe, des pâtisseries orientales et faire quelques achats…

Les oeuvres, sélectionnées par Jean-Hubert Martin (commissaire général), Moulim El Aroussi et Mohamed Métalsi (commissaires associés) sont présentées sans différenciation de discipline. Elles sont simplement regroupées par thématique : émigrer, traduire, interroger les conventions et les croyances, réagir aux Printemps arabes, etc.

L’exposition débute avec des photographies de Hicham Benohoud, montrant la disparité de la vie marocaine avec ses traditions (l’âne sous un mur de brique) et sa modernité (le tout à l’intérieur d’une maison aisée). Batoul S’himi représente quant à lui le Monde arabe sous pression en photographiant une cocote-minute fissurée.

Dans la section artisanat et design, on découvre une sélection de théières déstructurées imaginées par Hicham el Madi ; la table de Lahcen Iwi, magnifiquement sculptée en pneu recyclé, travaillé comme une matière noble. Ou encore la magnifique lampe aux formes typiquement marocaines de Yahya qui renvoit des volutes de fleurs sur le mur.

Des coins salons entre les salles, avec des poufs de Reda Bouamrani, proposent aux visiteurs de s’arrêter pour regarder des vidéos ou consulter des catalogues.

Dans les étages inférieurs, Younès Rahmoun nous invite à nous déchausser pour entrer dan une tente dans laquelle est suspendue un gigantesque lustre qui évoque une fleur épanouie et renvoie à l’iconographie populaire de l’oeil protecteur.

La dernière partie, au sous-sol, s’intéresse au tissage. Vingt-trois femmes de la ville de Bouznika recyclent des filets de pêche pour les tisser et réaliser une oeuvre à la fois artisanale et artistique.

Le parcours s’organise de manière étrange, en commençant par le 2e étage, puis il faut descendre un étage, voir les oeuvres, sortir et repasser par l’accueil pour pouvoir atteindre le sous-sol. Mais en suivant le marquage au sol, on finit par s’y retrouver ! Les oeuvres m’ont plus ou moins touchée mais toutes témoignent d’une effervescence créatrice impressionnante et, il faut bien l’avouer, inimaginable de ce côté-ci de la Méditerranée !

 

 

 

 

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