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Quatrième jour au pays de Galles

Llantwit Major, Ogmore

Dernier jour de notre voyage dans le sud-ouest du Pays de Galles où nous avons découvert Cardiff, Swansea, The Mumbles, Rhossibili Bay. Avant de rentrer en France, nous avons fait un crochet par l’Heritage Coast – une côte protégée qui borde le canal de Bristol. Au programme: deux sites historiques au cœur de la vallée de Glamorgan.

LLANTWIT MAJOR

Llantwit Major est resté un petit village – pourtant fort touristique – qui a conservé une âme d’antan. 3000 ans d’histoire, ça laisse forcément des traces ! Ces terres ont connu l’âge de Bronze, de Fer, la colonisation des Romains et la conquête des Normands.

Les plus vieux édifices encore en place datent du XIe siècle (les Normands conquièrent l’Angleterre en 1066 – bataille de Hastings). Robert Fitzhamon (mort en 1107), nommé Comte du Gloucester et Lord de Glamorghan hérite de Llantwit Major, qu’il convertit en manoir féodal pour alimenter en céréales sa garnison basée au château de Cardiff.
Vers 1440, la dynastie des Raglan prend possession de Llantwit Major. Les Raglan font construire une maison, aujourd’hui un pub, qui a conservé son nom d’origine, the Old White Hart. La famille possédait également the Old Swan Inn, qui fait toujours office de pub.
D’autres bâtiments datent du XVIe siècle, tels l’Hôtel de Ville ou la maison Llantwit Place (également appelée Old Place), construite en 1596 pour Edmund Vann. Mais il n’en reste aujourd’hui que des ruines.
Enfin, St. Illtud’s Church, décrite en 1777 par le prêtre anglican John Wesley comme « la plus belle et spacieuse église du Pays de Galles » présente une importante collection de pierres celtiques.

Au sud du village, en suivant Colhugh Street, nous rejoignons la plage. Après une longue traversée, le long du cours d’eau Hoddnant, toujours en traînant la valise !

Nous enchaînons encore une floppée de marches et suivons un chemin de terre (en futés Parisiens avec des chaussures de ville, alors que les locaux arborent des tenues de randonnée bien plus adéquates) pour enfin s’échouer sur un banc et prendre notre déjeuner devant une vue panoramique.

OGMORE CASTLE

Un peu plus à l’ouest de LLantwit Major reposent les ruines du château d’Ogmore. Ce château du XIIe siècle a été construit par le Normand William de Londres, le long de la rivière Ewenny juste avant que celle-ci ne coupe la rivière Ogmore.

Le château a servi jusqu’au XIXe siècle mais il est aujourd’hui délabré. Néanmoins, il représente un point de repère historique et culturel local.

Une des légendes raconte qu’un homme avait entendu parler d’un trésor caché à l’intérieur du château par Lady Ogmore. La noble dame accepte de partager ses richesses avec lui – certainement en échange de son silence. Trop avare, l’homme revient en cachette pour lui voler sa part. Celle-ci se venge en lui lançant un sort – une mystérieuse maladie qui le laisse pour mort. Depuis, cette maladie est appelée « la Revanche de la Dame Blanche ».

Un autre conte stipule que là où les rivières Ewenny et Ogmore se séparent en forme de V, le terre-plein aurait été l’endroit où le roi Arthur aurait combattu pour la dernière fois. Pour préserver l’unité de son royaume, le corps du roi aurait été caché dans une grotte de la forêt de Coed y Mwstwr.

Un site à découvrir donc, surtout si vous êtes férus d’histoire celtique et de sport !
Une promenade cavalière (un ranch loue des chevaux juste en face du château) permet d’atteindre, à travers une nature sauvage, Ogmore-by-sea – un spot de surf réputé.
Un autre chemin relie le château au village Merthyr Mawr qui a conservé ses cottages au toit de chaume. Surtout, le lieu est connu pour ses dunes de sable où le film Lawrence d’Arabie a été tourné.

Pour la dernière nuit, nous avons poussé l’exploration jusqu’à Pen-y-Fai, un village au nord ouest de Bridgend, pour loger dans un manoir classé, Court Colman Manor.
Epuisés par tant de marche, nous avons profité du restaurant local pour goûter des saveurs… indiennes ! Rien de si décalé après tout puisque le curry fait indéniablement partie de la culture gastronomique britannique.

Et, juste avant de reprendre l’avion, nous n’avons pas résisté à une ultime expérience locale : le thé en lisant le journal du dimanche sur fond de musique jazzy !

J’en ai profité pour relever la recette du « perfect tea » dans le Sunday Times.

Pour commencer, toujours prendre du thé en feuilles car il infuse mieux et confère au thé sa vraie saveur.
Amener de l’eau fraîche et filtrée à ébullition – mais ne pas la faire bouillir.
Préchauffer la théière en versant un premier jet d’eau chaude puis la vider. Remettre le couvercle.
Compter une cuillérée à café de feuilles par personne, plus une cuillérée pour la théière. Remplir la théière d’eau chaude. Laisser infuser : 3 à 5mn pour du thé noir; 7 à 15mn pour du thé blanc; 3 à 4mn pour du thé vert.
Pour les inconditionnels du lait : avant ou après ? Le verser avant donnerait une saveur caramélisée et laiteuse qui dominerait – donc gâterait – le goût du thé. Le verser après altèrerait les protéines du lait et confèrerait une nuance légèrement éventée au thé. Mais cette option permet de mieux doser la quantité nécessaire en fonction de l’amertume de l’infusion.

N’oubliez pas d’accompagner votre thé de Welsh cakes!
Ou de short breads… ah si l’office de tourisme écossais pouvait suivre l’exemple du Pays de Galles et nous envoyer admirer ses lochs !

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