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Balade dans le Paris du XIIIe siècle

Paris, ville rayonnante

Jusqu’au 24 mai 2010

Musée de Cluny – musée national du Moyen-Age, 6 place Paul Painlevé 75005

A l’occasion de la présentation au musée de Cluny de chefs-d’oeuvre provenant d’illustres édifices médiévaux, le musée national du Moyen-Age propose un parcours dans le Paris du XIIIe siècle. Au programme: les grands monuments compris dans l’enceinte de Philippe Auguste, construite entre 1190-1220. Soit, du nord au sud, de la Porte Montmartre à la Porte Saint-Victor, et d’ouest en est, de la Porte Saint-Germain ou celle du Louvre au musée Carnavalet.

Si Paris est apprécié par les Capétiens dès le Xe siècle, c’est trois cents ans plus tard que la ville gagne son statut de capitale européenne et artistique, sous le règne de Philippe Auguste (1165-1223, règne à partir de 1179).

La ville prospère grâce à ses industries. Notamment celle du livre, qui permet d’associer pouvoir économique et compétences artistiques (peinture et enluminure). Le prestige de la cité attire un fort afflux de population, qui lui-même génère la création de nouveaux édifices, religieux et administratifs. La ville repousse ses faubourgs, les chantiers de construction prolifèrent.

L’architecture gothique domine. Mais son classicisme évolue vers un style dit rayonnant. Ainsi de Notre-Dame, construite en 1160 sous l’évêque Maurice de Sully, qui est complètement remaniée au XIIIe siècle. Le décor devient inséparable de la sculpture, la grande rose de la façade reprend le motif rayonnant de celle de la basilique Saint-Denis. Les draperies des sculptures se font plus fluides, les canons élancés.
La Sainte-Chapelle, toute en pierrre et en verre, construite à la demande de Saint-Louis pour y conserver la couronne d’épines du Christ et une partie des instruments de la Passion, marque l’apogée du gothique rayonnant.

Le parcours commence par la cathédrale Notre-Dame-de-Paris. De là, vous avez plusieurs possibilités pour organiser votre balade: sens des aiguilles d’une montre/inverse, édifices/vestiges. Personnellement, j’ai divisé le parcours entre rive gauche et rive droite, sur deux journées. Ce qui a donné:

Rive gauche:
– Collège des Bernardins (Ve)
– Eglise Saint-Séverin (Ve)
– Notre-Dame (Ier)
– Sainte-Chapelle (Ier)
– Vestiges du parloir de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, église S.G.d.P., vestiges de la chapelle de la Vierge de S.g.d.P, vestiges du mur du pignon du réfectoire de l’abbaye S.G.d.P (VIe).

Rive droite:
– Vestiges de la forteresse du Louvre et salle Saint-Louis (Ier)
– Vestiges d’un mur de l’enceinte de Philippe Auguste (Ier)
– Réfectoire, église, tourterelle de l’enceinte, du prieuré de Saint-Martin-des-Champs (IIIe)
– Vestige d’une partie basse de tour (IVe)
– Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (IIIe)
– Musée Carnavalet (IIIe)
– Section de muraille (IVe)
– Cellier de l’abbaye d’Ourscamp (IVe).

Prévoir de bonnes chaussures, un thermos de thé et pour ceux qui ont le courage de retirer leurs gants par ces températures neigeuses, un appareil photo!

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