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Un hymne à la vie

Etrusques

Jusqu’au 9 février 2014

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Musée Maillol, 61 rue de Grenelle, Paris VII

 

Si les fouilles archéologiques ont dévoilé de nombreuses tombes étrusques, cantonnant ce peuple aux rites funéraires, le musée Maillol souhaite les faire revivre en présentant divers aspects de leur vie quotidienne.

 

Originaire d’Orient, le peuple étrusque s’est développé entre le IXe et le IIe siècle avant J.-C. sur un territoire équivalant aujourd’hui à la péninsule italienne.

Avant Rome, cette civilisation, contemporaine des Grecs anciens, à jouer un rôle fondamental dans le commerce maritime -exportation de vin, notamment vers la Gaule, d’huile, et de sel (nécessaire à la conservation des aliments). Les Etrusques contrôlent ainsi des comptoirs (emporia) de la ville d’Antibes au nord jusqu’à l’embouchure du Tibre au sud.

L’exposition présente les grandes cités de la confédération étrusque. L’Etrurie comportait douze cités-Etats, possédant chacune un territoire et menant une politique autonome – système d’organisation appelé dodécapole.

Chaque cité se spécialise dans une production type telles les statuettes en terre cuite de Véies et d’Orvieto, la peinture de Tarquinia ou les sculptures en pierre de Vulci.

La vie quotidienne est abordée à travers le sport, considéré comme sacré car les juges des compétitions étaient figurés comme des prêtres. Lutte, pugilat, équitation, pentathlon (saut, disque, javelot) sont organisés entre les cités ou lors de rites funéraires. Les athlètes étrusques, nus ou protégés par un pagne, reçoivent des récompenses matérielles et non symboliques (couronne de feuillage) comme chez les Grecs et les compétitions ne sont pas réservées à l’aristocratie.

Autre activité majeure de la vie étrusque : le banquet suivi du symposion. Après avoir mangé, assis puis allongé sous l’influence orientale (à partir de la fin du VIIe siècle avant J.-C.), les aristocrates boivent du vin, chantent, dansent et se livrent à des actes érotiques. Là encore, différence avec la culture grecque : les femmes aristocrates étrusques ne sont bannies du banquet, elles y participent pleinement et jouissent d’une liberté inédite pour l’époque.

Amphores, objets en céramiques noire et rouge et bijoux en or font partie des plus belles pièces présentées dans l’exposition.

Le musée Maillol présente de manière concomitante (2e étage du musée) une quarantaine de gouaches de Serge Poliakoff (1906-1969), maître de l’abstraction de l’Ecole de Paris des années 1950.

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