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Déserts

Jusqu’au 16 avril 2026

MNHN, Grande galerie de l’Évolution, Jardin des Plantes, Paris 5e

Communément, désert rime avec extrême chaleur et sable. Le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) nous montre que le terme recouvre des réalités bien plus variées dans une exposition familiale et interactive.

Le désert se qualifie par la rareté des précipitations, qu’elle soit liée à la moindre quantité de pluie et à l’évaporation de l’eau (désert chaud) ou son climat trop froid qui empêche la formation des nuages de pluie (désert polaire). Ce qui induit une relative absence de formes de vie. Mais certains animaux, végétaux, et humains, ont su s’adapter à ces conditions climatiques extrêmes.

Vue de l’exposition Déserts © MNHN – J.-C. Domenech

Les déserts constituent un-tiers des terres émergées de la Terre. Les plus célèbres sont le Sahara, Gobi (Chine), ou encore Atacama (Chili). Ils sont présents sur tous les continents comme le montre un planisphère introductif. Une carte précise leur évolution au fil des ans, avec l’augmentation des déserts chauds et la fonte des déserts polaires en raison du changement climatique.

Vue de l’exposition Déserts © MNHN – J.-C. Domenech

Un espace interactif permet de comprendre les formations des diverses dunes avec un système de soufflerie pour représenter les variations du sens du vent. Un autre permet de visualiser les différentes formes de sable. On apprend ainsi que les tempêtes de sable du Sahara sont en fait formées de poussières plus légères que les grains de sable !

Vue de l’exposition Déserts © MNHN – J.-C. Domenech

La suite du parcours s’intéresse aux animaux (dromadaires, ours polaires, fenecs…) qui ont su s’adapter pour survivre. Ainsi qu’aux plantes telles la sauge arctique et le pavot polaire qui adoptent la même stratégie que les manchots pour se tenir chaud en restant groupé.

Vue de l’exposition Déserts © MNHN – J.-C. Domenech

Les hommes ont également réussi à s’adapter en créant des oasis et en menant un style de vie nomade, aujourd’hui progressivement abandonné au profit d’un mode citadin plus confortable.

Vue de l’exposition Déserts © MNHN – J.-C. Domenech

La dernière section de l’exposition accueille des témoignages oraux et écrits de scientifiques, passionnés par les déserts, tel Théodore Monod (1902-2000), féru du Sahara, à la recherche d’une météorite mythique.

Une exposition éducative qui met en avant la fragilité du milieu désertique face au changement climatique et ses conséquences dont l’exacerbation des tempêtes qui transportent des matières toxiques à travers les zones qu’elles ravagent.

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