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25 ans d’animation

On mesure à quel point notre société valorise l'enfance au détriment de la vieillesse à l'aune de la longueur de la queue pour l'exposition Pixar, au musée d'Art Ludique. Toute génération confondue.

Pixar

Jusqu’au 3 mars 2014

[fnac:http://plateforme.fnacspectacles.com/place-spectacle/recherche/ge-ALO-SUM-EXP.htm]

Art Ludique – Le Musée, 34 quai d’Austerlitz, Paris XIII

 

On mesure à quel point notre société valorise l’enfance au détriment de la vieillesse à l’aune de la longueur de la queue pour l’exposition Pixar, au musée d’Art Ludique. Toute génération confondue.

Moins intéressante intellectuellement que celle de L’Adresse Musée de La Poste sur le décryptage du film d’animation, cette exposition se contente de présenter les dessins des héros qui ont contribué à nous enchanter dans les success stories que sont Toy Story (1995, 1999, 2010), 1001 pattes (1998), Le Monde de Nemo (2003), Cars (2006), Ratatouille (2007), etc. Jusqu’à la dernière héroïne née : Merida de Rebelle (2013).

L’exposition se découpe en trois parties, fondées sur les éléments qui constituent, selon John Lasseter, directeur de création du studio Pixar (et conseiller principal chez Disney), la réussite d’un film : une histoire qui fascine le spectateur, les personnages doivent être attachants et inoubliables, enfin, un univers crédible.

« Il y a tellement de décisions qui participent à la conception du design des personnages. Mais quand vous voyez le film, tout le travail accompli doit disparaître. Nous voulons seulement que les gens croient en ces personnages et qu’ils vivent l’histoire avec eux » (Bob Pauley).

Nous découvrons alors les artistes qui se cachent derrière la conception des films d’animation du studio Pixar. De Ralph Eggleston (Toy Story) à Lou Romano (Les Indestructibles et Là-Haut), en passant par Tia W. Kratter (1001 pattes) et Huy Nguyen (Rebelle).

« Donner vie à un personnage est à la fois une source d’inspiration et de stimulation. L’animation, ce n’est pas de mouvoir un personnage mais d’émouvoir le public » (Catherine Hicks).

L’exposition présente ensuite un zootrope – jouet optique breveté en 1867 aux Etats-Unis dont le dispositif crée l’illusion du mouvement des images, avant l’invention du cinéma – et une installation audiovisuelle qui lie techniques traditionnelles (dessins des artistes) aux nouvelles technologies (simulation d’un effet de mouvement 3D). Cette section s’intitule, à ma grande surprise, Artscape! Je devrais leur demander des royalties, le nom du blog étant déposé à l’Institut National de la Propriété Intellectuelle!

 

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