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L’archéologie…

… en bulles

Jusqu’au 1er juillet 2019

Achetez le catalogue de l’exposition : 

Petite Galerie du Musée du Louvre, Paris 1er

La Petite Galerie du Musée du Louvre – espace d’éducation artistique et culturelle – inaugure un cycle consacré à l’archéologie (qui se poursuivra avec les expositions  à venir dans le Hall Napoléon). Le musée établit un parallèle entre la bande-dessinée et les sites archéologiques. Aventuriers en herbe à vos loupes !

Le parcours invite le visiteur à se glisser dans les pas d’un archéologue épris d’Antiquité pour découvrir des trésors enfouis à différentes époques. Il s’agit ensuite de les classer et, dans la mesure du possible, de les interpréter. Autant d’étapes qui sont mises en parallèle avec le 9e art, qui s’approprie parfois – entre réel et fiction – les découvertes archéologiques à l’origine des collections du musée.

« Il ne s’agit pas de mettre en scène la bande-dessinée », prévient Jean-Luc Martinez (président-directeur du musée du Louvre), co-commissaire de l’exposition. « Le 9e art est un art à part entière que nous avons voulu invité pour l’année 2018-2019 au Louvre », poursuit-il.

La première salle met en parallèle le point commun entre l’archéologie et la bande-dessinée : l’utilisation du dessin et du carnet. Quand le dessinateur croque des sites archéologiques, telle Isabelle Dethan, la confusion est encore plus grande ! « Il faut savoir que le musée du Louvre a dans ses équipes des dessinateurs », commente J.-L. Martinez, « dont la mission est de reconstituer des objets ou des monuments à partir des débris archéologiques trouvés. » Une petite vidéo (4′)  ainsi les différentes étapes du dessin archéologique et son usage scientifique.

Mais, dans le cas de la bande-dessinée, l’archéologue professionnel – dont le métier apparaît à partir des fouilles en Grèce, Egypte et Orient au XIXe siècle pour remplacer les peintres du XVIIIe siècle, aux visions empreintes de rêverie – est remplacé par un reporter, un détective ou  un aventurier.

La deuxième salle présente des trésors archéologiques, trouvés de manière inattendue ou spectaculaire. Tel l’Apollon d Piombino, découvert par un pêcheur italien en le remontant dans ses filets. Ou la statue de Sabine, femme de l’Empereur Hadrien, découverte à Carthage en 1874, après bien des péripéties. En 1876, le bateau qui la transportait explose en rade de Toulon, d’où sa couleur calcinée par endroit. L’essentiel de la cargaison est récupéré. Mais la tête et quelques fragments manquants sont seulement retrouvés entre 1995 et 1998, lors de fouilles sous-marines. Quant au trésor de Boscoréale, près de Pompéi, il avait probablement été caché dans une citerne avant l’éruption du volcan Vésuve (79 après J-.C). Il témoigne de la richesse du propriétaire et du raffinement de l’orfèvrerie romaine.

 

Une grande frise murale explique comment les objets sont classés une fois sortis des fouilles. A partir du XXe siècle, la fouille par enlèvement des couches, en partant de la surface du sol, s’impose. La bande-dessinée évoque ces strates du temps, notamment Période Glaciaire de Nicolas de Crécy.

La dernière salle fait la part belle aux planches de bande-dessinée. Silex City de Jul, Hécube d’Enki Bilal, etc. Ou quand la fiction l’emporte sur la réalité… pour le plus grand plaisir des lecteurs !

L’exposition est très bien mise en scène, à la fois claire, intéressante, ludique. Les oeuvres présentées sont d’une grande qualité esthétique et historique. La médiathèque à la fin du parcours permet de se plonger dans la lecture pour aller plus loin. Une exposition idéale pour une visite en famille pendant les vacances scolaires !

 

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