Théâtre du Pouvoir

Petite Galerie ! – Education artistique et culturelle

Jusqu’au 2 juillet 2018

(Evitez les files d'attente: achetez vos billets en ligne en cliquant ici !)

Catalogue de l’exposition : 

Musée du Louvre, entrée par la pyramide, Paris 1er

Pour sa troisième saison, la Petite Galerie du musée du Louvre – dédiée à tous, petits et grands, qui veulent s’initier à l’art -, étudie le lien entre l’art et le pouvoir politique.

Dans cette galerie, la thématique est toujours étudiée de l’Antiquité à nos jours. « Les oeuvres proviennent essentiellement du musée du Louvre car elles s’inscrivent dans un parcours plus large pour inciter le public à découvrir  l’ensemble des collections », explique Florence Dinet (chef de projet, musée du Louvre).

En préambule, le visiteur est accueilli par La Marche funèbre de Chopin pour accompagner la représentation de l’enterrement de Louis XIV et de Félix Faure (en fonction de quel côté on regarde les bandes du paravent). Le rouge et l’or évoquent l’univers théâtral. Montrer l’absence (le roi se montre peu), tel est l’enjeu de la représentation du pouvoir.

La première partie présente plusieurs figures du prince. Du roi-bâtisseur (Mésopotamie) au roi de guerre-protecteur (France ancienne), en passant par le roi-prêtre (Egypte antique). Ces images de l’autorité sont abordées à travers divers matériaux (peinture, sculpture, retable), avec un focus sur la technique de l’émail, décryptée pas à pas.

La deuxième salle s’attarde sur la figure emblématique d’Henri IV, considéré comme un roi exemplaire. Il s’est attelé à la reconstruction de l’image royale, inspirant les héritiers de la dynastie des Bourbons, de Louis XVI à la Restauration. En quête de légitimité, les rois ont souvent recours aux modèles antiques, notamment à travers la statue équestre (cf. la magistrale statue équestre de Henri IV trônant sur le Pont Neuf).

La dernière salle présente des portraits de monarques (Louis XIV, Napoléon Ier, Louis Philippe Ier), et des insignes du pouvoir ou régalia (couronne et épée de sacre de Charlemagne, main de justice). Ils sont exposés face aux nouveaux codes de représentation apportés par la Révolution française qui doit passer du « un » au « multiple » (la nation). La déesse Athéna incarne ainsi le peuple (démos en grec). Quant à la femme ailée, les bras ouverts en forme de victoire, invite le peuple à prendre les armes pour la suivre dans sa défense de la patrie en danger.

Un dispositif multimédia résume l’évolution des portraits officiels en France, de 1700 à 2017, étudiant les différences de posture, de décor et d’objets symboliques entre chaque époque.

Les oeuvres présentées ont été choisies avec soin – ce n’est pas parce que c’est la « Petite Galerie » que les pièces sont inférieures ! Les cartels sont particulièrement détaillés pour aiguiser le regard et enrichir sa compréhension de l’art. La thématique a été développée en parallèle avec les programmes scolaires et la programmation du musé (en lien avec l’exposition sur François 1er). Ce serait dommage de rater cette section lors de votre prochaine visite au musée du Louvre !

 

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