Asie, entre passé et présent

Terres de riz

Jusqu’au 8 octobre 2018

Catalogue de l’exposition : 

Musée national des Arts asiatiques – Guimet, 6 place d’Iéna, Paris 16e

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Le Musée national des Arts asiatiques (MNAAG) dévoile une sélection de photographies sur les plantations de riz aux 19e et 20e siècles, notamment en Chine et au Japon. La culture du riz – céréale vieille de dix siècles – a façonné l’identité des populations asiatiques. Comme en témoigne la richesse de ce fonds.

L’exposition, présentée dans la rotonde du musée, réunit 91 épreuves, toutes restaurées. Elles sont accompagnées de porcelaines et d’un manteau de pluie, acquis cette année. Le riz représente l’aliment de base de la cuisine asiatique ; il est symbole de bon augure.

Sa culture est apparue en Chine au néolithique dans le Hunan aux environs du 9e millénaire avant notre ère, sur des terrains secs à faible rendement, arrosés par les pluies, sans irrigation. Vient ensuite la riziculture aquatique en altitude ou en plaine dans la période de l’empire des Han, avant de se développer sur tout le continent asiatique. C’est à cette période que la production double ou triple, et que de meilleurs rendements sont obtenus, favorisant la croissance de la population.

Les oeuvres ont autant pour sujet la culture du riz – de sa semence à son décorticage en passant par sa récolte -, que les scènes de la vie quotidienne des paysans qui le cultivent. Sans oublier les paysages de rizières, capturés entre autre par Michael Kenna.

Après 1860 se développe au Japon la mode de colorier les épreuves ; cela est fait ici avec beaucoup de finesse. « Dans le commerce, on pouvait en trouver des bien plus bigarrés, sans aucune commune mesure avec celles présentées ici ! », commente Jérôme Ghesqière (chargé des collections photographiques du MNAAG), commissaire de l’exposition.

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Parallèlement, vous pourrez découvrir au 3e étage, la carte blanche accordée à l’artiste coréen Kim Chong-Hak. Sauvagerie primitive (2017) représente une prairie dense, en large format, aux couleurs exotiques qui dégagent une forte énergie. Les autres oeuvres de l’artiste sont parsemées dans les salles coréennes (2e étage). L’artiste se définit comme un peintre figuratif abstrait, qui aimerait émouvoir par ses représentations de la nature autant que ne peut le faire un simple trait calligraphique.

Deux petites expositions fort intéressantes, qui sont l’occasion d’une visite au MNAAG pour découvrir les nouvelles salles dédiées à l’apogée de l’art bouddhique chinois.

 

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