TeamLab

Au-delà des limites

Jusqu’au 9 septembre 2018

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Grande Halle de la Villette, Paris 19e

Le collectif japonais teamLab investit la Grande Halle de la Villette pour proposer son plus grand projet en France : « Au-delà des limites ». Entre art, science et technologie, une expérience visuelle immersive, déployée à 360° sur 2.000m2.

TeamLab, composé d’artistes, programmateurs, ingénieurs, animateurs 3D, mathématiciens, architectes, veut repousser les frontières de l’exposition et invite le public à interagir avec des oeuvres numériques.

Différents tableaux représentant des paysages oniriques colorés et des caractères japonais évoluent en fonction du déplacement des visiteurs, qui deviennent acteurs de leur propre expérience.

La première salle (« Graffiti Nature ») propose de colorier des motifs de faune et flore sur une feuille puis de le scanner. En avançant dans la salle, les animaux seront piétinés et disparaîtront ; les fleurs s’épanouiront si l’on reste immobile et permettront aux papillons d’éclore. Un pas de plus et elles disparaîtront.

Le murs suivant (« Bombing de Graffiti de Fleurs ») s’anime lorsque le visiteur pose sa main dessus. Des fleurs éclosent, se disséminent et disparaissent pour laisser place à de nouvelles lignes et formes.

Sur votre gauche, une installation présente des silhouettes translucides. Chaque personnage aux traits de samouraï est autonome et joue d’un instrument ou danse ; il réagit aux sons des personnages qui le côtoient. Lorsqu’un visiteur entre dans l’installation, une silhouette le perçoit et s’arrête de jouer de la musique. Après un petit laps de temps, il recommence à jouer et danser, recréant l’harmonie antécédente à l’arrivée du visiteur. Parfois, les silhouettes s’échappent de l’espace. Ici, aucun des personnages ne mène la danse comme dans un orchestre mais tous s’accordent au tempo de ses voisins. C’est une référence au festival de danse primitive, le Festival Awa Odori, où chaque groupe joue et danse indépendamment des autres tout en accordant sa partition aux autres de manière à créer une mélodie spontanée harmonieuse.

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Le clou du spectacle se trouve dans une petite salle au centre. Sur une musique entêtante, des corbeaux prennent leur envol dessinant une calligraphie spatiale et laissent des trainées de lumière. A la fin, les corbeaux chassés sont transformés et cèdent la place à un feu d’artifice de fleurs. Pour ne pas avoir la tête qui tourne car les frontières entre mur et sol se confondent, le mieux est de s’asseoir pour admirer cette installation rendue en temps réel par un programme informatique. Il ne s’agit ni d’une animation préenregistrée, ni d’une séquence en boucle. L’installation est en contante évolution, les interactions ne sont jamais identiques.

Nous sommes loin d’une visite muséale traditionnelle ! Au-delà de la prouesse technologique, j’ai trouvé que le maître mot de cette expérience était la contemplation plus que la réflexion. Est-ce la substance du divertissement ou d’une oeuvre d’art du XXIe siècle ? Le débat est ouvert !

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